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Point d’orgue du festival Lumière, la remise du prix du même nom à un cinéaste de renom attire toujours autant de monde. Pour sa neuvième édition, la manifestation lyonnaise recevait ce 20 octobre, parmi de nombreuses personnalités, Anna Karina, Charles Aznavour (à qui Diane Dufresne vint rendre hommage en chantant La bohème) et Isabelle Adjani, cette dernière devant remettre la récompense suprême à Wong Kar-wai.

 

 

Olivier Assayas et Thierry Frémaux (Photo JCL)

Tout fut mis en place, ce soir-là, pour qu’on nous raconte une belle histoire d’amour. Celle du cinéma asiatique avec Olivier Assayas, venu célébrer son vieil ami (le cinéaste français a même épousé une des actrices de WKW, Maggie Cheung) et les films de son continent. Il souligne à juste titre « l’importance de Wong Kar-wai dans l’histoire du cinéma chinois et dans celle du cinéma mondial ». « Kar-wai, poursuit Assayas, m’a dit un jour que débuter au cinéma était comme arriver dans un restaurant dont toutes les tables sont déjà prises. » Bien évidemment, en dix films, le cinéaste a su acquérir une place de choix dans le restaurant cinématographique. « Il est avant tout un poète, conclut Olivier Assayas, le cinéaste du souvenir du souvenir, comme Modiano peut être l’écrivain du souvenir du souvenir. »

 

Christopher Doyle et Thierry Frémaux (Photo JCL)

 

Déclaration d’amour encore dans la bouche de Bertrand Tavernier : « Le cœur bat dans tous les films de Wong Kar-wai ! » Et que dire de la contribution du célèbre chef opérateur Christopher Doyle, qui a travaillé avec le Hong-Kongais sur sept longs-métrages et trois courts mais n’a plus rien fait avec lui depuis 2004 ? Doyle débarque sur scène en se faisant prier par Thierry Frémaux, le directeur du festival Lumière. Le chef op’ arrive d’une démarche chaloupée et lance « Fuck you very much ! » Il a bricolé un petit clip pour son ami Kar-wai, qu’il ne veut pas montrer puis accepte de le faire. Des images de In the Mood for Love sont montées sur une chanson de Françoise Hardy, Je veux qu’il revienne. « Je veux que tu reviennes », achève Christopher Doyle et il part embrasser Wong Kar-wai.

 

Charles Aznavour, Wong Kar-wai et sa femme Esther, Isabelle Adjani et… le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb (Photo JCL)

 

Enfin, il est temps que le maître de la soirée vienne récupérer son prix des mains d’Isabelle Adjani, qui compare les héros de ses films à « des papillons de nuit ». Et c’est là encore par une magnifique déclaration d’amour à sa femme Esther, qui vient le rejoindre, que Wong Kar-wai conclut la soirée. « Elle est ma muse, dit-il. Il y a des éclats d’elle dans chacun des personnages féminins de mes films. »

Jean-Charles Lemeunier

Le 9e prix Lumière a été remis à Wong Kar-wai le 20 octobre 2017 à l’Amphithéâtre de Lyon.

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