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Carnaval des truands jaquette

On sait que, bien avant les films de Steven Soderbergh, le personnage de Danny Ocean est apparu dès 1960 avec L’inconnu de Las Vegas. Sept ans après, Ad ogni costo (Le carnaval des truands), le film de Giuliano Montaldo que Bach Films sort en DVD, s’en inspire-t-il ? Un homme (Edward G. Robinson) recrute quatre spécialistes pour réaliser le casse du siècle à Rio de Janeiro. Si ce n’est le lieu du hold-up et le nombre de participants, l’histoire pourrait y ressembler.

le carnaval des truands

Parmi les nombreuses idées du film, certaines sont étonnantes, telle cette façon qu’ont les voleurs de passer les rayons lumineux qui déclenchent l’alarme. Mission : Impossible ne semble pas loin. Ou celle qui consiste à déplacer le coffre-fort. C’est là la force d’un scénario s’appuyant sur un casse, un genre mis à la mode par Asphalt Jungle (1950, Quand la ville dort, John Huston), Du rififi chez les hommes (1955, Jules Dassin) et The Killing (1956, L’ultime razzia, Stanley Kubrick). Mais Montaldo ne perd pas de temps à montrer la préparation du coup, préférant axer sa caméra sur le vol lui-même et ses péripéties.

le carnaval des truands Hoffmann Leigh

Ce qu’il y a de bien avec ce Carnaval des truands, c’est qu’on a beau avoir vu des dizaines de fois des récits de ce genre, l’histoire prend toujours, comme le ciment aux pieds des repentis. On sait que chacune des étapes du casse présente des difficultés qu’il va falloir résoudre, on sait qu’à chaque fois un élément inattendu va renforcer la tension et, à chaque fois, on marche. D’autant plus qu’ici Edward G. Robinson, qui est un vieux professeur et non un gangster rangé des voitures, n’embauche pas une armée de gros bras et de têtes pensantes mais seulement quatre hommes : un joli cœur (Robert Hoffmann), un militaire (Klaus Kinski), un spécialiste des coffres-forts (George Rigaud) et un expert en systèmes électroniques (Riccardo Cucciola). Et tous vont avoir un rôle à jouer, déterminant. Une jolie femme vient se greffer à l’histoire, jouée par Janet Leigh, et les pirouettes scénaristiques ne cessent jamais. Jusqu’à la moralité de l’histoire, faite pour surprendre elle aussi.

le carnaval des truands Robinson Leigh

Bref un agréable cinéma de détente qui n’est pas à proprement parler un film d’auteur ni un film à thèse — comme pourra l’être plus tard Sacco et Vanzetti du même Montaldo — mais une mécanique huilée comme un coucou suisse, à la mise en scène maîtrisée.

Jean-Charles Lemeunier

Le carnaval des truands
Titre original : Ad ogni costo
Origine : Italie
Année : 1967
Réalisation : Giuliano Montaldo
Scénario : Paolo Bianchini, Augusto Caminito, Mino Roli, Marcello Fondato
Photo : Antonio Macasoli
Musique : Ennio Morricone
Montage : Nino Baragli
Avec Janet Leigh, Edward G. Robinson, Robert Hoffmann, Klaus Kinski, Riccardo Cucciolla, George Rigaud, Adolfo Celi…

DVD sorti par Bach Films le 2 mai 2016.

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