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On ne l’y reprendra pas avant un quart de siècle ! Filmer un homme et une femme pris dans les filets de l’amour, sans flingue ni couronne, Eastwood ne le fera pas entre
Breezy (1973) et Sur la route de Madison en 1995… Au début des années soixante-dix un film d’amour d’Eastwood était à vrai dire aussi improbable qu’un film de Truffaut sur la guerre.

Une des œuvres préférées de son auteur, Breezy décrit, sur les collines de Los Angeles, l’amour imprévu de Franck, quinquagénaire rangé des voitures côté coeur, et de Breezy jeune hippy bonhomme et nomade portant chapeau et guitare sèche. Breezy (de sa vraie identité Edith Alice), malgré son surnom léger, va secouer l’arbre Franck. Et c’est un chien, renversé par un chauffard, qui les réunira après ses tergiversations (à lui) et son insistance, à elle.

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Breezy forcera la main de Franck, puis sa maison, et voici notre héros face à des émotions inconnues. Breezy s’invitant chez lui, il la repoussera méthodiquement mais son regard sur l’extérieur, sur lui-même et sur les autres, va changer. Breezy est un catalyseur. Franck ne lui dit d’ailleurs pas “Vous êtes si jeune !” ou “Si mignonne !”, mais “
Vous êtes si neuve…”. Car pour Franck, il ne s’agit pas d’un coup de foudre, mais d’un coup de fouet.

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En fait,
Breezy reprend le même canevas que Play Misty For Me, le premier film d’Eastwood cinéaste : un homme reclus (un animateur de radio ici, un agent immobilier là) secoué par une femme qui revient sans cesse à la charge. Avec des conséquences négatives dans Misty et positives dans Breezy.
A noter que ces deux scripts ont été écrits par la même scénariste : Jo Heims. Et ce tandem est pour beaucoup dans la justesse des sentiments véhiculés par
Breezy. Comme Edward aux mains d’argent ou Shining (ou Star Wars), l’union d’un réalisateur et d’une scénariste donne des résultats formidables (l’inverse est vrai aussi)
Par ailleurs, ce schéma d’un homme qu’on vient chercher dans son monde a été vécu en personne par Eastwood, acteur lambda jusqu’au jour où un Européen, Sergio Leone, l’amena ailleurs. Et plus haut…

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Dans
Breezy, Eastwood filme sobrement l’attirance amoureuse. Car Breezy n’a rien d’une lolita de même que Franck n’est pas pervers. Le lien qui les unit est peut-être un chouïa œdipien (les parents de Breezy sont morts dans un accident de voiture, et Franck de son côté n’a jamais eu d’enfant) mais pas maladif. Le film ne décrit pas de perversités, de jeu de rôles, de luttes de pouvoir, mais prend l’amour de Breezy comme un fait accompli. Son amour pour Franck peut prêter à sourire dans un premier temps, mais il est tellement simple qu’on ne le remet jamais en question. Et dans la vie comme au cinéma, ce qui est naturel, primaire, est bien plus violent que les effets spéciaux.

Breezy n’est pas un obscur objet du désir mais un clair sujet désirant. Quand, mineure, elle déclare à Franck qu’elle “l’aimera jusqu’à sa mort”, on pourrait, mais Eastwood fait en sorte que non… On y croit. Après tout on y croit bien pour la situation inverse.
Le film s’ouvre sur une image fixe, comme un emblème, de la guitare sèche de Breezy. Guitare qui sera, on peut le noter, l’objet central du second film “discret” d’Eastwood, Honkytonk Man en 1982. La musique sirupeuse de Michel Legrand fait place au silence et à l’intérieur de Bruno, un des amours de passage de Breezy, à qui il a offert l’hospitalité. Pendant qu’il dort, Breezy le recoiffe, geste simple mais qui laisse présager d’une fille attentionnée et prenant l’initiative.

Sur le mur de la chambre, on remarque une croix chrétienne ainsi que le symbole de paix des hippies. Deux analyses possibles : il s’agit soit d’une “déclaration” d’Eastwood, qui a toujours détesté la guerre et dont on se souvient du questionnement religieux dans Million Dollar Baby (dans American Sniper la chapelle apparaît au bout de cinq minutes…) Ou bien c’est une pique adressée à la génération flower power, qui a élevé ses idéaux au rang de religion. Plus tard, apercevant un groupe de jeunes à travers la vitre, Franck lâchera : “Low tide” (marée basse), qui est un peu le “Make my day” du film.
Car si Eastwood semble plein de (com)passion pour Breezy et Franck EN TANT QU’INDIVIDUS, il ne glorifie en rien la cause hippy. “
C’est un sujet douloureux mais avez-vous pensé travailler ?” assène Franck à la jeune femme quand elle n’est encore que son autostoppeuse…
Eastwood est né quelques années avant la génération des hippies. Et on se souvient de la phrase cruelle de Jack Nicholson : “
Le drame des hippies, c’est qu’ils n’ont rien construit…” Et dans le film, la meilleure amie de Breezy est défoncée, trahissant même Breezy en allant revendre sa guitare…

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Le rapprochement
Avant d’aborder Franck, Breezy gravitait avec des jeunes de son âge, sans rejet ni entrain. Elle est “là”, ni lasse ni euphorique.
Franck, lui, se croit serein mais il est éteint. Son personnage est aussi figé que Breezy est, étymologiquement, une brise légère. Calfeutré dans sa belle maison d’architecte (dont la mise en scène d’Eastwood joue splendidement.), il raccompagne ses coups d’un soir à leur taxi, ne sait pas sur quel pied danser avec Betty, une collègue et se prend dans les dents les sarcasmes de son ex-femme. Un peu de misogynie pointe : “
Elle ne fait rien et excelle à ça” dit Franck à son propos.

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Franck est agent immobilier, métier intéressant au vu du scénario. Un agent immobilier a le pouvoir de planifier la vie des gens, leur ouvrir un champ des possibles, mais il reste un intermédiaire. Les biens immobiliers sont autant d’intrusions momentanées dans la vie de ses clients. Elle peut paradoxalement, créer une sensation de perte, de transit. Elle vous oblige à être immobile face à la mobilité des autres. Une fonction assez proche de celui de chauffeur de taxi (cf
Taxi Driver) qui devient fou à force de se farcir la vie d’autrui…

Breezy pose très vite deux aspects du mâle. Le premier, un pervers, prend Breezy en stop et se montre immédiatement salace. Le second, Franck, la repousse. Eastwood sait y faire, son film démarre presque comme une pièce de théâtre.
Film sans flingue donc, Breezy réserve sa testostérone pour une partie de tennis que disputent Franck et un ami. Ce dernier est l’antithèse de Franck : malingre, ramenard, il n’ose pas quitter sa femme qu’il déteste pourtant et craint les tentations charnelles : “J’ai encore les noeuds dans l’estomac mais j’ai peur d’être rejeté.”.

Nos propres amis sont souvent nos opposés, et le tandem de potes dans Breezy l’illustre très bien. Franck, qui a le courage de vivre seul, écoute calmement les jérémiades de son copain coincé. Son amertume aussi. Après le tennis, un sauna fait monter la pression dans le cerveau de Franck. Les compromis amoureux, les mesquineries de couple… Derrière la caméra, on imagine Eastwood faussement moraliste mais vraiment concerné. D’ailleurs, sa caméra toujours sobre, est souvent placée en position d’enregistrement, légèrement en contreplongée, plusieurs fois dans le dos de Franck, qui observe la comédie humaine. “La cruauté mentale, quelle expression sous-estimée” lâche-il.
Le miroir derrière son dos illustre les faux-semblants.

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Face au charme du film (ah cette mise en scène si fluide !), on se pose finalement la question : pourquoi cet homme “mûr” résiste-il à cette jeune fille, si ce n’est pour des raisons MORALES ? “
Ne me laisse pas te faire de mal, empêche-moi de faire ça !“, est la phrase étalon de Franck à Breezy. Car, après avoir laissé entrer Breezy sous son toit, Franck met constamment la jeune femme en garde contre une menace extérieure : “Breezy, tu aurais probablement trouvé du bon en Attila, mais il y a des choses dans la vie qui sont vraiment pourries ! Si tu ne l’acceptes pas tu ne pourras pas te préserver de la réalité !
Cet apprentissage, ce guidage de vie fait écho à
Créance de sang où le héros détaillait son revolver à un enfant sous ses moindres coutures, en ajoutant : “Mais tu ne devras jamais t’en servir.”.
La responsabilité d’Eastwood envers les spectateurs (et les jeunes spectatrices) est la même que celle de Franck envers celle qui le courtise. “
Tout l’amour que tu donnes, tu n’aimerais pas en recevoir un peu ?” dit Franck à Breezy. Une remarque finalement très dure car il admet implicitement que cet amour là, il ne peut pas le donner.

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Breezy
est pétri de symboles. Lors de leur première rencontre, Breezy évoque Adam et Eve, et plus tard dans le film, elle croque ostensiblement dans une pomme, symbole de la tentation dans la bible. “Vous pensez que Dieu est mort ?” demande t-elle à Franck. ”Je ne savais pas qu’il était malade” répond Franck…

Une autre séquence frappe : celle où Franck amène Breezy s’acheter des fringues. Anti Pretty Woman, la séquence délaisse la jeune femme et ses essayages et se concentre sur Franck qui attend. Il y a là un petit garçon qui attend sa mère. Et qui joue devant Franck avec un pistolet imaginaire.

William Holden (qui aurait mérité un Oscar pour ce rôle) est l’alter ego d’Eastwood. Coupe de cheveux, minceur, verbe économe, saillies tranquilles. Breezy lui fait remarquer que quand il s’énerve “il ressemble à un Indien !” (des hautes plaines ?)
Franck est aussi placide et attentiste que James Mason dans
Lolita était inquiet et manipulateur, accélérateur de destins. Mais dans le match Franck/Nabokov, le plus pressé court à sa perte.

Si Hitchcock “filmait les séquences d’amour comme des scènes de meurtre (dixit Truffaut), Eastwood décrit très bien la pulsion de vie. Exemple avec le montage de deux séquences : alors qu’il végète dans l’alcool et les scènes de ménage d’une soirée, Franck est remis à sa place par Betty, celle avec qui il n’a pas voulu s’engager, et qui va en épouser un autre : ”Je sens un terrible sentiment de perte” dit Franck. “Tu avais tout, mais tu ne l’as pas pris”.
Franck est, à ce moment, au fond du trou et au fond du verre, tout ça filmé très classiquement.
La rupture de style est brutale : caméra à l’épaule (comme on suivrait un soldat) Eastwood filme Franck rentrant chez lui, paniqué à l’idée que Breezy l’ait quitté elle aussi. La maison est vide, il se déshabille, s’assied sur son lit, dans un clair-obscur fascinant. Au moment où on ne s’y attendait pas, les mains puis le visage de Breezy apparaissent et enserrent Franck. “
Fais-moi l’amour…” dit-elle…
Eastwood a montré avec une lumière minimale une tension maximale. Non seulement cette séquence semble hors du temps, mais elle est aussi privée de contrechamp. Franck et Breezy sont à ce moment précis dans un entre-deux, presque sans nous, comme en ombre chinoise. (2)

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Autre point marquant du film : son
climax. Comme dans Million Dollar Baby, une des ultimes séquences montre une femme sur un lit d’hôpital. Betty a été victime d’un accident de la route pendant sa lune de miel. La voici veuve (son mari n’a pas survécu). Frank vient la voir sur son lit de souffrance, et entend, dans la bouche de cette femme l’électrochoc dont il avait besoin : tout amour, même fugace, est précieux. La caméra s’élève au-dessus du lit, comme pour abandonner le monde des “adultes”, des chimères aussi. Frank, groggy, vient de découvrir qu’il n’est pas aux commandes de tout. Et sûrement pas du destin.

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Symboliquement, Franck utilise le chien (qu’il avait discrètement sauvé), pour tenter de se raccommoder avec Breezy. Ce qu’elle accepte.
Avec un peu de chance, notre histoire durera un an” dit Franck. Prophétie ou prudence qui semble convenir aux deux parties…

Breezy est superbement dialogué par Jo Heims. Notre oreille est constamment sollicitée. Les échanges entre hommes valent leur pesant de cacahouètes. Le film regorge de petites astuces : Breezy nous apprend qu’elle vient d’un bled nomme Intercourse (en français : rapport sexuel) et pour venir à Los Angeles, elle a dû passer par la ville de Faithful (la fidélité). Comme cocktail, elle commande un Shirley Temple, actrice remarquée très jeune. Quand à Franck, il fait allusion à une reconversion à la Howard Hugues.
Et quand il essaie de se débarrasser de Breezy à un carrefour, Franck lui indique qu’elle est supposée aller à droite alors que lui-même tourne à gauche : “A Hollywood !” précise t-il. OK, Clint, on a compris)
Mais le plus fascinant, pour qui cherche dans
Breezy les germes de l’oeuvre Eastwoodienne à venir, est cette séquence où Frank et Breezy vont au cinéma voir… L’homme des hautes plaines d’Eastwood lui-même. Y’a t-il d’autres films dans l’histoire du cinéma où un réalisateur a le culot de montrer un de ses précédents films à l’image ? Appel aux Versusiens pour la réponse. Ce toupet est peut-être moins de la mégalomanie que l’annonce d’une métamorphose avortée. Eastwood, connoté homme de pistolets et de grands espaces, avait peut-être envie d’enterrer un moment cette image ?

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Quant à Breezy (le personnage), elle n’est fluide qu’en apparence. Et elle nous charme plus qu’elle ne se charme elle-même : “
Une journée comme les autres dans la vie de Miss Débile” monologue t-elle sur la route. Elle qui anime la vie des autres, et les accouche de leurs sentiments, reste un mystère sur lequel Eastwood ne s’appesantit pas. Elle semble un bloc de vie, un atome qui va et vient, comme une boule de flipper, certaine de son issue mais ignorante du parcours. Le fait qu’elle demande à Franck de l’amener voir la mer devient une expérience quasi initiatique. “Il m’a offert un océan” confiera t-elle à son amie…
Quand Franck la foutra dehors momentanément, elle lui rétorque : “
Vieillir c’est commencer à croire son miroir, et à oublier ses sentiments”.
Mais au-delà des personnages, la force de
Breezy est son décor. La maison de Franck, vitrée, sur les collines, est un repère de solitaire. Plongée, contre-plongée, parking incliné, elle est aussi complexe que la personnalité de son propriétaire. Eastwood la filme exactement comme il avait filmé celle de son personnage dans Play Misty For Me, la ressemblance est troublante. Les peintures au mur, la pierre, le verre, le rouge et le gris dessinent un lieu étrange. Qui héberge un amour étrange.

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Eastwood est peut-être le Chirac du cinéma (ils ont quasi le même âge), l’homme politique dont on disait qu’il cachait ses livres de poésie DANS “Play boy” pour ne pas apparaître trop sensible. Après tout, un film aussi grossier que
Le Maître de guerre ne s’appelle-t-il pas (en VO) “L’arête du coeur brisé” (Heartbreak Ridge) ? Eastwood peint des personnages masculins beaucoup moins monolithiques et sûrs de leur fait qu’on peut le penser. Lui-même ne s’est pas souvent donné le beau rôle. Et dans American Sniper, la première copine de Kyle balance qu’il est un “mauvais coup”. Quand à son épouse, elle le charrie sur ses performances sexuelles longues de deux minutes…

On sort de Breezy ému et troublé par la tranquillité du film (pas de cris, pas de décibels, tout est low key). Peut-être faut-il cette discrétion, cet ascétisme pour décrire au mieux les tempêtes du coeur…

Dans “Versus” n°14, Mathilda May nous confiait que certaines séquences de Sur la route de Madison confinait au “surhumain”. Breezy est peut-être plus modeste (et plus casse-gueule !) mais on peut reprendre cet adjectif.

Breezy, dont l’échec meurtrira Eastwood, fige quelque chose d’éternel dans les rapports humains mais peut être vu comme une matrice de l’oeuvre à venir du cinéaste. Après tout, Kay Lenz (Breezy) ressemble incroyablement à Hillary Swank, l’héroïne de Million Dollar Baby : brune, un petit côté garçon, une bouche ourlée et une volonté d’en découdre. Le terrain de jeu (bourgeoisie endormie de LA) n’est d’ailleurs pas si éloignée des rings de boxe : quand Frank croise son ex-femme, Eastwood n’est en rien Rohmérien. Il filme les rancœurs, les mots vaches, les anathèmes, comme des coups qui partent. Et sans airbag.

Breezy n’a pas eu une postérité fantastique ni très gaie : décès de sa scénariste Jo Heims, quatre ans plus tard (Breezy est donc sa dernière oeuvre pour le cinéma) suivie peu après par William Holden, rongé par l’alcool.

Quand à Kay Lenz, pourtant excellente dans le rôle titre du film, elle a rejoint la cohorte des jeunes actrices aux rôles extrêmes et elles-mêmes extrêmement oubliées : comme Ariel Besse dans Beau-Père de Bertrand Blier (un homme couche avec sa belle fille), ou Sue Lyon, la Lolita de Kubrick. Sans parler de Maria Schneider, violentée dans Le Dernier tango à Paris et auprès de qui Bernardo Bertolucci s’excusera trop tard (à la mort de l’actrice). Ces carrières de météore sont peut-être un hasard, mais plus sûrement la mauvaise conscience d’une industrie qui déteste voir ses stars vieillir, et les détruit inconsciemment…

En tant qu’objet culuturel, Breezy fut scandaleusement absent du coffret Eastwood édité par la Fnac “35 ans, 35 films” (votre serviteur a protesté)

L’échec de Breezy touchera beaucoup Eastwood qui se heurta à un phénomène simple : l’impact moindre des films ayant un héros féminin. Même punition pour Scorsese qui suite à l’insuccès d’Alice n’habite plus ici (sortie la même année que Breezy) ne fera plus jamais de film avec une héroïne centrale. Qui sait combien de spectateurs American Beauty aurait perdu si Sam Mendes avait fait d’Annette Bening, et non Kevin Spacey, le centre du film ? Sans doute la moitié.
Avec le rejet d’un film qu’il a aimé faire, Eastwood découvre qu’un artiste ne fait pas sa carrière avec le public, mais MALGRÉ lui.
Avant de “craquer” (un craquement très contrôlé comme nous l’avons vu) pour Breezy, Franck lui dit : “ J
e vais te confier un secret, personne ne murit, on se fatigue, c’est tout.”. Sentence assez peu prophétique finalement car si Eastwood a muri, il ne s’est jamais fatigué de filmer les tourments humains.

Pierre Gaffié – pierre@different.fr

1) L’animal de compagnie, chien ou même cochon, est une figure récurrente des films d’Eastwwod, par ailleurs grand défenseur de la cause animale…

2) Bruce Surtees, un des chef-ops attitrés d’Easwood raconte la parcimonie lumineuse du cinéaste qui, de même qu’il tourne peu, se moque d’éclairer peu. Pour un plan de La corde raide, trop sombre, Surtees dit à Easwood : “On risque de ne pas te voir !” Eastwood rétorqua : “Si on voit un peu mon bras ça suffit…”

BREEZY
Réalisateur : Clint Eastwood
Scénario : Jo Heims
Interprètes : William Holden (Franck), Kay Lenz (Breezy), Roger C. Carmel (Bob, l’ami de Franck), Marj Dussay (Betty)
Photo : Franck Stanley
Montage : Ferris Webster
Musique : Michel Legrand
Origine : Etats-Unis
Durée : 1h46
Sortie française : 26 mars 1975

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Une réflexion sur “« Breezy » de Clint Eastwood : Amour Spartiate

  1. Breezy est un très beau film de Clint Eastwood.
    Hélas, méconnu du grand public, et même de certains admirateurs du cinéma de Clint Eastwood.
    Breezy ne pouvait pas faire partie du coffret « 35 ans, 35 films » car il concernait les films distribués par la Warner ou dont l’exploitation en dvd était assurée par la Warner.
    Or, Breezy est un film distribué par Universal.
    Un coffret regroupant les films d’Eastwood avec Universal est d’ailleurs sorti. Breezy en fait bien partie.
    Breezy est un autre film d’Eastwood soutenu par Pierre Rissient, qui avait soutenu Les Proies, autre ovni du cinéma américain.

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