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Au milieu d’une flopée de films d’auteurs, le festivalier a toujours grand plaisir à se détendre avec un polar américain. Ce qui ne signifie d’ailleurs pas que ledit polar n’est pas signé par un auteur. Non, c’est juste qu’il est beaucoup moins prise de tête et beaucoup plus rythmé.

Cold in July, traduit par Juillet de sang, est un de ces films aguichants, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs. Le générique est déjà alléchant en soi : Jim Mickle retrouve son scénariste et acteur Nick Damici pour une adaptation d’un roman de Joe R. Lansdale (l’auteur du mythique Bubba Ho-Tep).

Mené par un trio plus que sympathique (Michael C. Hall, connu pour ses séries TV Dexter et Six Feet Under, Don Johnson et Sam Shepard), le script passe par tout ce qui plaît : coups de feu à répétition, humour, gros méchants et brave mec un peu dépassé.

Cold in July est un savant mélange de tension et d’humour. On pourrait même scinder en trois parties distinctes le scénario : la première s’aligne sur le thriller style Cape Fear : une famille tout ce qu’il y a de moyenne (Michael C. Hall est le père), un gamin et un mec carrément inquiétant (Sam Shepard) qui en veut au bout de chou. Renversement de situation avec la seconde mi-temps : l’ambiance est à la gaudriole avec l’arrivée d’un Don Johnson haut en couleurs. Tout en continuant l’enquête, le film bascule dans l’humour. Jusqu’au moment où, troisième mi-temps oblige, Cold in July devient très arrosé… autant par la bière que par le sang. L’action s’enfonce dans le glauque, le nauséeux, avec toujours le trio d’acteurs qui relève le défi de glisser d’une ambiance à l’autre.

C’est aujourd’hui une évidence, les séries sont devenues meilleures que les films, dans la grande majorité des unes et des autres. À se demander si, avec l’utilisation de deux comédiens rendus célèbres par des séries (Hall et Johnson, ce dernier étant l’un des Deux Flics à Miami) et avec des changements de ton et d’humeur tels qu’on en trouve dans la plupart de ces fictions télévisées au fil des épisodes, le cinéma n’est pas en train de lorgner du côté de sa petite sœur.

À Cannes, ce style de film de pur divertissement, très bien ficelé, avec des acteurs populaires et un humour constant, est toujours très applaudi. La présence dans la salle de Jim Mickle, Joe Lansdale, Michael C. Hall et Don Johnson ne fit que rajouter des ovations.

Jean-Charles Lemeunier

Cold in July

États-Unis

Un film de Jim Mickle

Scénario de Jim Mickle et Nick Damici d’après un roman de Joe R. Lansdale

Photo : Ryan Samul

Interprétation : Michael C. Hall, Sam Shepard, Don Johnson, Vinessa Shaw, Nick Damici, Wyatt Russell…

Durée : 1h49

 

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