Home

Quatre courtes histoires pour expliquer aux enfants que l’on peut passer outre la question de la différence, quelle qu’elle soit. Quatre jolis courts-métrages d’animation signés Jesús Pérez et Gerd Gockell (Noir & Blanc), Miran Miošić (La corneille blanche), Christoph Englert (Le moineau et l’avion de papier), Fred et Sam Guillaume (Le renard et l’oisille), regroupés sous le titre Pas pareil… et pourtant.

« La différence, lit-on en préambule, est un des trésors de ce monde. » Elle se décline alors en plusieurs thèmes. D’abord celui de la couleur, à travers l’histoire d’un petit mouton noir rejeté par le troupeau blanc (Noir & Blanc) ou celle d’une corneille blanche dont se moquent les autres oiseaux. Dans cette Corneille blanche, d’autres questionnements viennent s’immiscer : ceux de la pollution, de la vie grisâtre et d’un possible ailleurs, aux couleurs beaucoup plus chatoyantes.

Noir & Blanc, lui, commence comme un véritable hommage aux frères Max et Dave Fleischer, pionniers du dessin animé avant Walt Disney. Dans la série Out of the Inkwell, démarrée en 1919 et utilisant le rotoscope (qui permettait des prises de vue réelles mélangées à des dessins animés), on voyait la main de Max Fleischer se saisir d’une plume, la tremper dans un encrier et dessiner des personnages qui s’animaient. Tels Koko le clown et Fitz le chien. Noir & Blanc reprend le même principe de la main et de l’encrier et ce sont cette fois des moutons blancs (et un noir) qui prennent vie sous nos yeux.

Dans le troisième récit, un avion en papier va s’occuper d’un bébé oisillon différent, tant par la taille que par ses capacités à se débrouiller seul. La tendresse est une fois encore très présente.

Enfin, Le renard et l’oisille amène une autre sorte de scénario. L’histoire se distingue déjà par sa forme, avec des animaux animés (un oiseau et un renard) dans des paysages réels. Mais aussi par le ton. Car, si la réunion est au cœur des trois premières histoires, la dernière prend en charge l’apprentissage. Au bout duquel chacun poursuivra son chemin. Ajoutons encore, dans ce film qui est le plus élaboré des quatre, le plus mature, de fort jolis plans : ainsi, lorsque l’oiseau aide le renard à franchir une cascade.

Pas pareil… et pourtant est un joli programme accessible dès 4 ans et qui, grâce aux émotions suscitées, permettra à tout un chacun de prendre parti pour la différence.

Jean-Charles Lemeunier

« Pas pareil… et pourtant », programme de quatre courts-métrages.
À partir de 4 ans.
Sortie en salles par les Films du Whippet le 23 février 2022

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s