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Impossible de passer à côté, ces derniers temps, des primaires de l’élection présidentielle américaine. Voilà près d’un an que la presse française se fait l’écho de cette success story qui n’a rien d’une télé-réalité, et qui déchaîne aux Etats-Unis de nouvelles passions – tout un contingent de nouveaux électeurs potentiels, jeunes et récemment politisés, s’étant révélé dès les premiers temps de ces primaires indécises.

Impossible de passer à côté, non plus, du phénomène porté par Barack Obama, sénateur de l’Illinois et premier candidat noir potentiellement présidentiable – ce qui, en soi, est déjà une révolution dans un pays pollué, ces dernières années, par un certain conservatisme antédiluvien. Fils spirituel de Martin Luther King et de John F. Kennedy, Obama puise abondamment dans les valeurs prônées par ces deux personnalités de premier plan de l’imaginaire américain : l’inspiration oratoire, presque biblique, du premier (« Nous sommes le changement que nous cherchions » : jamais de « je » dans le jeu politique d’Obama, ce qui confère à ses discours une métaphysique quasi religieuse) et l’engagement idéologique profondément lié aux pères fondateurs du second (en particulier l’impulsion de pousser le peuple américain vers de « nouvelles frontières », comme le prônait autrefois le jeune chef d’État tragiquement disparu en 1963). Ce n’est pas un hasard si une partie de la famille Kennedy (Ted, surtout) a récemment apporté son soutien à ce candidat original, puissant et, c’est le moins que l’on puisse dire, farouchement entraînant. Cela ne lui donne, certes, aucun surplus de valeur morale ; mais le nom de Kennedy est si profondément ancré dans l’imaginaire des électeurs, souvent nostalgiques d’une époque « meilleure », que son évocation devrait forcément attirer de nouveaux curieux.

Impossible d’oublier que, ce week-end, Barack Obama, au coude à coude avec sa congénère du parti Démocrate Hillary Clinton depuis le lancement tonitruant des primaires avec le caucus de l’Iowa début janvier, a successivement remporté cinq nouveaux États. Et ce, après avoir engrangé un peu plus de votes que sa concurrente lors du fameux Super Tuesday, cette grande foire présidentielle où presque deux douzaines d’États votaient en même temps pour désigner leur champion démocrate. Démocratiquement en tête de la course, Obama sera-t-il pour autant, et à coup sûr, le futur challenger du Républicain John McCain ? Certes non. Le système électoral américain est ainsi fait que trois niveaux de scrutin permettent de désigner le candidat au Saint Graal : les votes des électeurs, ceux des super délégués en cas de résultats proches – ce qui semble devoir être le cas ici – et ceux des délégués qui, lors de la Convention Démocrate qui se tiendra au mois d’août, désigneront définitivement le seul et unique candidat, sachant que ces votes peuvent se différencier des choix publics exprimés durant les primaires. Alambiqué ? Le mot paraît encore trop faible.

Mais le plus important, ce n’est pas le soutien des Kennedy, et en parallèle celui d’une majorité des personnalités artistiques et culturelles à tendance de gauche (George Clooney et Sean Penn en tête) à ce surprenant Obama, qui compense son manque d’expérience certain par une inspiration épique. Le plus important, ce n’est pas non plus, finalement, que le sibyllin système de scrutin américain désigne Obama ou Clinton pour aller se confronter au très conservateur McCain (soutenu, rappelons-le, par Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger). Non, ce qui restera de ces primaires, et quel qu’en soit le résultat, c’est la vague puissante soulevée par la campagne de Barack Obama ; c’est l’euphorie fracassante provoquée par ce jeune sénateur noir au charisme confondant ; c’est, aussi, le retour dans les bureaux de vote de toute une partie de la population qui, au cours des dernières élections, avait refusé de jouer le jeu d’un scrutin bancal et gagné d’avance par les Républicains. La victoire à l’arrachée de George W. Bush contre Al Gore en 2000 avait suffi à convaincre les plus pessimistes de l’inutilité du déplacement, et c’est précisément cela que la campagne d’Obama a démenti, poussant les Afro-Américains, les Latinos, les plus basses classes sociales à croire de nouveau en cette politique. Et peu importe, donc, que la victoire des primaires démocrates échoie, in fine, à l’expérience (Clinton) plutôt qu’à l’inspiration (Obama), tant que l’âne Démocrate parvient enfin à renverser l’éléphant Républicain.

Eric Nuevo

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9 réflexions sur “Obama casse la Barack !

  1. On te sent en joué par cette « naissance politique » aux USA. Je l’accorde, il a beaucoup de charisme, est intelligent, et a un avenir politique national certain (« si c’est pas aujourd’hui, ce sera demain »).
    Il n’empêche que si j’étais citoyen US, je ne voterais peut être pas démocarte (sans pour autant voter républicain, hein ? Ne vous méprenez pas !) Celui qui se présentait comme le 3ème homme dans les précédentes éléctions, avec aucune chance d’être élu aux USA, Ralph Nader, présenté comme écologiste je crois, est plus en phase avec mes idées. Pour faire simple, Les « Rep » c’est la droite, les « Dem » c’est le centre, et la gauche est représentée par quelqu’un qui est inexistant.
    Pour info, Nader est un ancien du mouvement de défense des consommateurs, qui s’est engagé politiquement ensuite.
    Mais bon, le vote « utile » est évidemment le vote démocrate.

  2. euh… les « Rép » c’est la droite, les « Dém » c’est la droite aussi (lire le concert de louange de votre nouvel ami noir à l’égard de Sarkozy !!!) et Ralph Nader c’est… rien (les Verts ?) !
    sinon, je pense que tu parles du PS en évoquant la gauche, en sachant que si t’es de gauche, tu ne votes pas PS :p

    J.

  3. Permets moi de ne pas être d’accord ! Je ne suis pas en phase avec les idées du PS actuel (ceux qui sont à sa tête en tout cas, si la ligne Mélenchon/Emmanuelli/Hamon avait le pouvoir, je voterais sans problème pour eux) mais je ne pense pas qu’on puisse dire qu’ils ne sont pas de gauche. Etre de gauche ça veut pas dire que « le Capitalisme c’est pas bien », que « les patrons sont tous méchants », etc. Plusieurs sensiblilités font parti de la gauche, après tu choisis celle que tu préfères. Limiter la gauche à la gauche radicale/révolutionnaire, c’est être sectaire, et c’est finalement accepter l’idée que la gauche ne pourra jamais gouverner.

    Même si je trouve Besancenot intéressant sur certains points/analyses, je ne pense pas qu’il soit crédible pour gouverner, et il en est conscient lui-même. Un exemple ? Dans son programme, il voulait annuler la dette publique française !!! Justification ? Ce sont les riches qui ont financé les déficits de l’Etat, donc on s’en fout, ils ont pas besoin d’argent, donc on les rembourse pas ! No comment.

    Plutôt qu’une extrême gauche encore idéologique et bornée, je préfère une gauche « radicale raisonnable »: c’est ainsi que se qualifiait un économiste d’ATTAC, Dominique Plihon; la formule est belle (en passant, quand ATTAC aura une ligne plus claire, car cette assos rassemble des gens qui vont de l’extrême gauche au centre gauche, on aura fait un grand pas vers un mouvement vraiment positif pour réguler la « mondialisation »)

    J’ai un avis tranché là-dessus, et je me doute que je vais en énerver plus d’un, mais l’extrême gauche française actuelle ne permet pas la constitution d’une gauche qui pourrait infléchir les positions du PS et éviter une gouvernance centre-gauche qui ne ma plait pas. Il faudrait qu’un parti style Die Linke en Allemagne voit le jour en France. Besancenot a peur de ce type de parti qui viendrait « manger sur ses plates bandes », et propose donc un parti « révolutionnaire » plus large, qui n’a pas vocation à s’allier avec le PS, bref qui ne veut auncun compromis. Or le propre de la politique c’est de faire des compromis, surtout quand on ne peut pas gouverner seul. Il coupe ainsi l’herbe sous le pied d’une telle logique de recomposition de la gauche française, ce qui maintient le statu quo, et fait le jeu de la droite. Si j’étais de mauvaise foi, je dirai que la droite au pouvoir, c’est une bénédiction pour l’extrême gauche. Mais je ne le suis pas …

    Même remarque sur les USA, les démocrates = la droite ma semble exagéré. Disons que nos lunettes de décryptage du spectre de la vie politique ne sont pas réglées de la même façon. C’est comme en grande Bretagne, le parti important le plus « à gauche » jusqu’à pas très longtemps, c’était le « parti libéral » (le parti que Keynes à son époque considérait comme le plus apte à réguler l’économie de marché), pas les travaillistes. Ils étaient pour un renforcement du rôle de l’Etat dans certains domaines. Mais je n’ai plus suivi la vie politique anglaise depuis 3-4 ans. Donc je ne sais pas comment ils ont évolué.

    Sur les louanges de Obama sur Sarkozy, c’est simple, il ne le connait pas, il a juste fait une opération de com, sans savoir que les Français rejettent de plus en plus leur président. Il aurait fait la même chose avec un président PS !

    Cela dit, je conçois tout à fait que tu ne sois pas d’accord avec moi, la diversité politique est un des éléments de la démocratie. Nos désaccords sont plutôt rassurants donc, non ??

    fabien

  4. Un petit mot sur le « spectre de la vie politique » ailleurs qu’en France : il faut dire qu’à l’exception, notable, des régimes d’extrême-gauche anciennement révolutionnaires (et qui ressemblent fort à des totalitarismes déguisés) comme celui de Cuba et, dans une moindre mesure, du Venezuela, les formations de gauche du reste du monde ont tendance à pencher largement vers le centre-droit. Disons que les « gauches » d’autres démocraties que la nôtre sont quand même largement moins à gauche, mais plus libérales. C’est, évidemment, le cas des travaillistes anglais. C’est, aussi, le cas des Démocrates américains. On a souvent parlé de Hillary Clinton comme d’une conservatrice modérée, et je pense qu’il y a du vrai là-dedans, l’Amérique d’aujourd’hui étant profondément conservatrice; à l’opposé, les candidats et présidents habituels de la « droite » classique, les Républicains comme Bush ou McCain, sont plutôt des ultra (ou néo) conservateurs, traditionnels et puissamment chrétiens. La balance n’est, certes, pas la même qu’en France : nous avons un régime de droite libérale modérée, pour moi, c’est une chose très claire. D’où sans doute les difficultés du PS ces derniers temps : refuser d’opérer ce virage au centre qu’ont opérées toutes les gauches démocratiques, c’est se condamner quasi automatiquement à la défaite constante (sic) ou, et je le dis comme je le pense, en cas de victoire, à de nouveaux totalitarismes révolutionnaires.
    C’est là que Barack Obama entre en jeu : un conservateur modéré tendance progressiste, désireux de transformer la société américaine sans modifier ses enjeux, mais en faisant évoluer ses moeurs. Enfin, c’est un homme de conviction, capable de donner aux foules envie de se remuer, sans pour autant prôner ces deux extrémités que sont l’interventionnisme guerrier et religieux (les Croisades de Bush) et cet isolationnisme qui est le propre des fascismes.

  5. Le virage « central » du PS ?? cela équivaudrait à un blairisme (avec ou sans la référence). Je dois avouer que je ne suis pas un adepte de la fameuse 3ème voie : du libéralisme économique qui n’ose pas le dire, clairement ! Rappelons que le défenseur de cette 3ème voie française c’est JM Bockel, parti gouverné à droite. Je vais être méchant, mais j’espère qu’il va se vautrer avec son nouveau parti, dont j’ai oublié le nom (c’est déjà un mauvais signe ça !)

    Mais c’est rationnel que de vouloir un pS qui gouverne au centre. A condition qu’il y ait un vrai parti de gauche que j’appelle de mes voeux. Avec l’objectif de gouverner avec le PS, histoire qu’ils fassent pas trop de conneries côté « social ». C’est facile à dire sur le papier ça, mais pour le reste ….

  6. ouais, bon…

    quand je lis qu’on assimile Chavez à Staline (sans parler des oui-ouistes ici présents), je me dis que la droite et la sociale-démocratie ont de beaux jours devant eux !

    à bas Morales, l’Equateur, le Nicaragua et Chavez et vivent Lula, le PS et Obama…

    enfin bon, je comprends mieux pourquoi le capitalisme et le patronnat (on dit libéralisme et esprit d’entreprise chez les bobos pour ne pas faire vulgaire) ont gagné au moins pour un temps (« Le Grand Bond en arrière »…) !

    sinon, pour sûr que, en accord avec l’ami Fabien, si le PS était sur une ligne « mélancho-emmanuello-hamoniste » (et n’oublions pas l’excellent Filoche) je voterai éventuellement « à gauche »…

    quant à savoir s’il est « rationnel » que la « gôche » se « centralise » (patrons du CAC40 = +40% d’augmentation de salaire en 2007; patrons français = les plus riches d’Europe, 2ème dans le « Top Monde » derrière les « états-uniens »…), je me dis que même Marianne, JFK et Szafran sont plus « de gauche » que certains ici !

    en même temps, il est vrai que pour beaucoup la « gôche » se résume à Philippe Val, BHL, l’anti-racisme primaire, Joffrin, le CRIJF, le MRAP, le « relativisme culturel » cher aux Inrocks, ATTAC et autres épouvantails « sociétaux » qui préfèrent parler « belles idées » (la guerre c’est pas bien, le racisme c’est pas beau, l’antisémitisme quand même ça craint) que prendre le problème tel qu’il est, à savoir « économico-social » (en fait, il est « social » tout court, mais vu que vos lectures titrent leurs pages sociales « Eco-Terres » ou autres « Economie »…); alors autant penser que la LCR n’est qu’un cri adolescent primaire (« nos vies valent plus que leurs profits » : slogan de pubarb certes, mais d’ici à ce qu’on me prouve qu’il est dans le faux !), que l’anti-capitalisme est dépassé (on parle alors de « réguler » -rires- l’économie de marché) et que nos rêves de terrasser cet ordre économique mondial valent moins que leur vision !

    je savais que beaucoup étaient résignés quant à l’idée que le marché avait triomphé, mais à ce point !

    je dois en effet être archaïque !
    enfin bref, louez O’Bama, le PS, Baupin, l’écologie « naturaliste » (à défaut d’être sociale !) et ne venez pas pleurez que les Sarkozy, Berlusconi, McCain et autres talibans économico-sociaux triomphent !

    à bonne en tender…

    J.

  7. Un dernier mot, et je termine là-dessus, pour reprendre Julien : je n’assimile pas non plus Chavez à Staline (et personne ne pourra le faire tant que l’Indien n’aura pas du sang de millions de personnes sur les mains, c’est sûr), mais que dire d’un homme dont l’essentiel du programme politique consiste à invectiver les États-Unis à tout bout de champ (tout en vendant son pétrole aux compagnies américaines, ceci étant dit) et à proposer un référendum, heureusement raté, visant à lui permettre de se représenter indéfiniment à la présidence?
    Que dire d’un homme, comme Castro, qui au-delà de sa révolution de 59 n’a jamais su diriger correctement son pays, ni avoir de programme quel qu’il soit, ni organiser la moindre élection, et qui a préféré affamer ses citoyens et distribuer argent, terres et entreprises à ses hommes de main? C’est cela, l’extrême-gauche révolutionnaire? Désolé, mais je n’ai pas beaucoup d’autres modèles, et les autres, justement, sont encore moins reluisants : Chine, Corée du Sud… Jusqu’à preuve du contraire, les soi-disant « Républiques » socialistes, souvent assimilées d’ailleurs au mot « populaire », riment le plus souvent avec « totalitaire »…

    Je n’assimile pas, donc, Chavez à Staline, ni l’extrême-gauche au communisme primaire qui a rongé une grande partie de la planète pendant et après la guerre froide. Je présente juste des faits et des modèles, en tirant les conclusions qui s’imposent. Fustigeons le modèle démocratique ou social-démocrate tant que l’on veut; et certes, ce modèle à ses défauts, comme tout régime politique; mais au moins n’affame-t-il pas ses citoyens sous prétexte de les délivrer d’un quelconque impérialisme consumériste.

  8. 1/ Corée du Sud ? 😀
    2/ ben alors, personne pour faire pêter le champ’ suite au « retrait » de Castro ?! nan mais c’est vrai quoi, c’est juste un dictateur qui n’a pas du composer avec le véto U.S., et qui dirigeait un pays dans lequel l’école n’était pas gratuite, ni même l’accés aux soins (et j’invente rien : l’OMS, qu’on ne peut suspecter de gauchisme primaire, classe les Etats-Unis dans les 30 et quelques niveau santé, entre Cuba et la Colombie 😛 mais bon, vu que la gôche bien-pensante pense qu’il est mal de pourfendre la démocratie U.S. et la sacro-sainte économie de marché…)

    J.

  9. tiens, un truc que j’ai mis en ligne quelque part hier :

    Obama, un symbole à la Maison Blanche

    Hier à 15:15 | Modifier l’article | Supprimer

    depuis quand la couleur de peau ferait qu’un Président américain serait plus enclin à cesser le « va-t-en-guerrisme » ambiant de Washington ou à redistribuer les richesses ?
    il est aussi idiot de penser qu’un Afro-américain (un symbole et non des idées) va changer le monde de par sa couleur de peau que de croire qu’une femme présidente adoucirait les moeurs politiques (remember Thatcher ?!)

    et tant qu’à étayer mon propos, je joins ici un lien qui renvoie à un article en ligne du Monde diplomatique quant à la première nomination du futur cabinet d’Obama :
    http://blog.mondediplo.net/2008-11-07-M-Obama-le-Proche-Orient-et-Rahm-Emanuel

    la seule chose positive dans ce symbolisme gnan-gnan, c’est qu’à l’instar de l’égalité homme-femme qui veut qu’une femme prouve qu’elle peut-être aussi con qu’un homme si on lui en donne les moyens, Obama nous prouvera qu’un métis né pauvre peut être aussi un type qui, démocrate bon teint (Clinton moins guerrier que Bush ? oui c’est vrai, il ne bombardait pas l’Irak, il se contentait de l’affamer !), n’en est pas moins formaté pour ne pas remettre en cause le dogme néo-libéral du « consensus de Washington » (lire à ce propos « le Grand bond en arrière » de Serge Halimi)…

    jamais la peau ou le sexe ne feront de bonnes idées; tout au plus ne seront-ils que des arbres cachant la forêt du renoncement idéologique pour se gaver de symboles peu chers à chérir

    (c’est comme ceux qui, en France, me « reprochait » de ne pas aimer Royal parce qu’elle est… femme ! ben euh…
    1/j’ai déjà voté pour des idées qui s’avéraient portées par des femmes -M.-G. Buffet ou A.Laguiller; car j’ai le tort de voter pour des idées et non des personnes -même si le facteur me plaît bien;
    2/je ne reproche pas à Royal d’être ce qu’on ne peut choisir d’être ou non, mais juste d’être la représentante d’un parti de merde qui se croit de gauche parce qu’il trouve que la guerre c’est mal -encore que- et le racisme c’est pas bien, alors que s’il promouvait les idées de Jaurès ou Blum, il serait le bienvenu…)

    à lire donc :
    http://blog.mondediplo.net/2008-11-07-M-Obama-le-Proche-Orient-et-Rahm-Emanuel

    J.

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