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Quand les belges, plus précisément ici un flamand, la distinction a toute son importance, s’essayent aux films de trouille, ils n’y vont pas avec des gants et savent plutôt bien s’y prendre. Cub (louveteau) contre l’histoire d’une troupe de scouts parti camper dans un coin reculé de la forêt. Soit l’idéal pour les deux responsables des gamins qui les mettent dans une ambiance propice aux histoires à faire frissonner autour d’un bon feu de camp en leur relatant la légende rurale de Kai, sorte d’enfant-loup dévorant les personnes égarées. Le jeune Sam y est particulièrement sensible, à tel point qu’il aperçoit à plusieurs reprises une silhouette qui pourrait être cette créature. Le doute sur la teneur de ces apparitions est vite levé, ceci afin de permettre au garçon de nouer une étrange relation avec cet être vivant reclus dans les bois. Bien qu’évoluant parmi ses congénères scout, Sam en est tout de même isolé. Il n’est pas le souffre-douleur du reste de la troupe mais il suscite méfiance et incompréhension que ce soit de la part des adultes les encadrant ou des autres enfants. Sa fascination, son attirance, pour ce que représente Kai est ainsi parfaitement compréhensible. Tout basculera lorsqu’après quelques rounds d’observation Sma et Kai finissent par rentrer en contact et que les victimes de morts violentes commencent à s’accumuler.

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Le schéma narratif est certes balisé mais la caractérisation et la mise en scène sans fioritures instaurent une ambiance et confèrent une certaine épaisseur à ce slasher plutôt inventif. Notamment dans les nombreux pièges parsemant la forêt et qui donnent lieu à des mécanismes alambiqués pour de grands effets. Mais outre le jeu de massacre auquel se livre le tueur, ce qui retient l’intérêt est l’évolution de Sam et Kai. Difficile de parler d’une véritable amitié mais on sent une réelle compréhension mutuelle, voire compassion. Leur affrontement sera toutefois inévitable et même si leur lutte acharnée creuse sans ambages le sillon de la représentation métaphorique et psychanalytique – tous deux s’affrontent au fond d’un puits d’eau saumâtre rendant difficile la distinction physique – illustrant le retour du refoulé, c’est réalisé avec suffisamment de maîtrise pour être prenant. On retiendra en outre l’interprétation des protagonistes principaux avec en point d’orgue le charisme de Maurice Luijten (Sam), le masque de Kai (et plus géénéralement son look minimaliste mais terriblement efficace) et le final sans concessions.

Nicolas Zugasti

WELP
Réalisateur : Jonas Govaerts
Scénario : Jonas Govaerts & Roel Mondelaers
Interprètes : Stef Aerts, Evelien Bosmans, Titus de Voogdt, Gill Eckelaert …
Photo : Nicolas Karakatsanis
Montage : Maarten Janssen
Bande originale : Steve Moore
Origine : Belgique
Durée : 1h25

 

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