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Les plus schnocks d’entre vous, chers lecteurs (et lectrices), le savez : dans les tombereaux de VHS existantes ou ayant existé se cachaient plus ou moins finement une multitude de téléfilms. 99% de ceux-ci sont évidemment inédit en DVD, mais certains circulent sur le Net, d’autres sont encore achetables en K7 également sur la toile à des prix décents. Le stock miraculeusement dégotté par votre serviteur contient donc son lot de K7 vidéo proposant de ces TVF dorénavant introuvables ou quasi. En voici une première salve.
Et commençons par Omega Syndrome, réalisé par Joseph Manduke en 1986. Ken Wahl, en mode cheveux coupe mulet gravement eighties, y est un vietvet veuf, un peu alcoolo et vaguement journaliste. Il va être confronté à un groupuscule néonazi dont se détache celui, junkie et psychotique, joué par l’excellent Xander Berkerley. Les tarés fans du IIIe Reich enlève la fille du journaliste pour le forcer à aller achever dans un hosto une balance de leur groupe Omega. Ça sent la chair fraiche collée au mur, d’autant que le personnage principal va se faire aider par un autre vietvet traumatisé, sous les yeux torves de flics las (dont Doug McClure). Bien qu’un peu mou, ce film de justice expéditive se laisse voir, ayant dans sa forme la qualité d’une série B ciné de la décennie. Il est évidemment plutôt radical et d’un point de vue unilatéral, ce qui n’est pas surprenant.

OMEGA SYNDROME
Réalisation : Joseph Manduke
Scénario : John Sharkey
Photo : Harvey Genkins
Montage : Stephen Isaacs
Musique : Nicholas Carras & Jack Cookerly
Pays : Etats-Unis
Durée : 1 h 30
Sortie pays d’origine : 23 janvier 1987

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Moins fun, plus extrémiste dans une large mesure, plus ambigu en tous les cas, Le Droit de tuer (Right of the People), de Jeffrey Bloom, en 1985, qui bénéficie de la participation de M. Emmett Walsch, est un TVF sur l’autodéfense. A Saint-Lawrence, ville de moyenne importance, deux braqueurs causent un massacre dans un restaurant. Parmi les victimes, la femme et la fille d’un jeune magistrat. Déjà pas vraiment à gauche, le gugusse propose une loi locale permettant la possibilité à toutes les personnes détentrices d’un port d’arme de se trimballer avec (la loi US ne le permet pas, sauf exception, et l’arme ne doit pas être visible, rester chez soi ou dans une boîte à gants de voiture). Évidemment, le bon peuple va voter pour, générant des gens ostensiblement armés dans les rues, parfois en groupes façon milices, générant aussi peu à peu des incidents. Le contexte transforme en héros local un chtarbé (fan de James Dean et de Robert De Niro) qui cherche les embrouilles mais qui par hasard fume dans leur voiture quatre braqueurs de supermarchés, eux-mêmes ayant tué au moins deux hommes qui se croyaient invincibles avec leur flingue. Les vingt premières minutes, la chose est schématique et unilatérale (genre financée par la NRA). Après, le film vire en un débat sur la définition du second amendement et son interprétation, sur les arguments des pros et antis citoyens armés. Rarement un film aura autant débattu du sujet. Il se finit en demi-teinte et surtout le magistrat ne regrette pas le vote : il a même bien les boules que la loi finisse par être suspendue à cause de dérapages pourtant prévisibles (des connards sortent leur arme au moindre pet). La froideur de cette production et son ambiance est plutôt réac et, malgré la volonté de débat, reste super ambiguë. Addenda : en 2014, la Géorgie autorise le port d’arme partout, y compris dans les écoles.

THE RIGHT OF THE PEOPLE
Réalisation : Jeffrey Bloom
Photo : Gil Hubbs
Montage : Leslie Dennis Bracken
Musique : Billy Goldenberg
Pays : Etats-Unis
Durée : 1 h 40
Sortie pays d’origine : 13 janvier 1986

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Plus classique et plus ancien, L’ennemi n°1 du FBI (titré Le Busard sur la bande vidéo !) date de 1967 et est signé Don Medford. TVF de bonne facture qui essaie vaguement de se donner des airs cinoche, il est doté d’une VF pleine de voix viriles, de la voix-off des Incorruptibles et de la présence d’Emfred Zimbalist JR, Telly Savalas, Walter Pidgeon, Robert Duvall… L’histoire : Un mafieux new-yorkais refuse de témoigner lors d’une action publique et fait voter par le conseil de la Cosa-Nostra basé à Miami l’assassinat d’un témoin. Le film suit en parallèle l’enquête laborieuse du FBI (analyse d’indices, planques, discussions…) et les atermoiements de responsables mafieux, dont Savalas dans un rôle en demi-tête plutôt pas mal. Cette distraction honorable certes un peu surannée vaut presque surtout pour un personnage de jeune tueur aussi élégant que psychotique dans un jeu qui évoque Anthony Perkins dans l’alors récent Psychose.

COSA NOSTRA, ARCH ENEMY OF THE FBI
Réalisation : Don Medford
Scénario : Norman Jolley
Photo : Robert C. Moreno
Montage : Marston Fay & Thomas Neff
Musique : Bronislau Kaper
Pays : Etats-Unis
Durée : 1 h 30
Sortie pays d’origine : 25 août 1967

Tonton Hellebé

Bande-annonce de Omega Syndrome


 

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