Home

la_crypte_du_vampire,0

Artus Films vient d’ajouter il y a peu trois nouveaux titres à sa collection gothique. Les deux premiers, La crypte du vampire (1964) de Camillo Mastrocinque et Le cimetière des morts vivants (1965) de Massimo Pupillo, sont les réponses italiennes aux films tournés dans les studios britanniques de la Hammer à la même époque. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si Christopher Lee, grande vedette de ces productions horrifiques anglaises, est présent au générique de La crypte du vampire. Curieusement, il ne tient pas le rôle du vampire en question mais d’un châtelain plutôt brave homme. Dans Le cimetière des morts vivants (dont le titre italien sonne plus juste, Cinque tombe per un medium), c’est Barbara Steele qui tient le haut de l’affiche. Laquelle, bien qu’Anglaise, a tourné l’essentiel de ses films gothiques sous la direction de cinéastes italiens (exceptions faites de La chambre des tortures de Roger Corman, de La maison ensorcelée de Vernon Sewell et de Frissons de Cronenberg).

cimetieredesmortvivants

Mastrocinque comme Pupillo ont choisi de situer leur action dans un château lugubre, sur lequel plane une menace indicible. Certes, les cheveux du spectateur contemporain ne vont pas se dresser sur sa tête mais il ne va pas s’endormir pour autant. Le récit se déroule en gardant éveillé son intérêt. Ce qui n’est déjà pas si mal.
Le château des messes noires (1975) de Joe Sarno, même s’il concerve les éléments gothiques précédemment cités (le château isolé, la menace), ajoute une dimension que les deux autres films ne faisaient qu’effleurer : l’érotisme. Il faut dire que l’Américain Joe Sarno n’a œuvré que dans ce genre, finissant sa carrière dans le porno. Contrairement à ses deux homologues italiens qui, eux, se sont essayés à tous les genres populaires du cinoche italien.

Chateau messes noires
La sombre histoire de culte sataniste est un prétexte qui en vaut bien un autre pour montrer nues les jolies interprètes de ces Messes noires. Les érudits du film érotique reconnaîtront sans mal quelques starlettes des années 70, de la Suédoise Marie Forsa à l’Allemande Ulrike Butz, l’héroïne des Schulmädchen Reports, grivoiseries teutonnes qui eurent leur heure de gloire, mettant à chaque fois de belles et peu farouches lycéennes dans des situations scabreuses. Ceux qui ne connaissent pas encore leur jolis minois en profiteront pour réviser leurs classiques.

Jean-Charles Lemeunier

Trois films sortis en DVD en octobre 2012 chez Artus Films

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s