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Palmarès personnel (à défaut de pronostics) des films en compétition, établi après avoir vu 17 des 20 films de la sélection :

Palme d’Or : Habemus Papam de Nanni Moretti (Italie)

Grand Prix du Jury : La Piel que Habito de Pedro Almodovar (Espagne)

Prix du Jury : The Tree of Life de Terrence Malick (Etats-Unis)

Prix de la Mise en scène : Nicolas Winding Refn pour Drive (Etats-Unis), un peu par défaut.

Prix du Scénario : Joseph Cedar pour Hearat Shulayin – Footnote (Israël)

Prix d’Interprétation Masculine : Thomas Doret dans Le Gamin au vélo des frères Dardenne (Belgique)

Prix d’Interprétation Féminine : Tilda Swinton dans We Need to Talk About Kevin de Lynne Ramsay (Grande-Bretagne) & Elena Anaya dans La Piel que Habito de Pedro Almodovar (Espagne)

Caméra d’Or : Les Crimes de Snowtown de Justin Kurzel (Australie, Semaine de la Critique)

TOP 5 du Festival de Cannes (toutes compétitions confondues) :

# 1 : THE MURDERER de NA Hong-jin (Corée du Sud / Un Certain Regard)

Pour l’énergie et le talent déployés pendant plus de deux heures au sein d’un film somme (mais ce n’est seulement que le deuxième film de son jeune auteur !), qui épouse à merveille les codes du polar sanglant « à la Coréenne », agrémenté de chronique sociale et de mélodrame. Du cinéma à l’état brut !

# 2 : HABEMUS PAPAM de Nanni Moretti (Italie / Compétition)

L’athée convaincu et militant que je suis attendait avec impatience ce film sur les déboires d’un Pape nouvellement élu. Et le traitement de ce sujet par Moretti est d’une grande intelligence, respectant à la fois la position du Pape et des hautes instances de l’Eglise, tout en se moquant délicieusement d’elles.

# 3 : RESTLESS de Gus Van Sant (Etats-Unis / Un Certain Regard)

Gus Van Sant est un cinéaste définitivement hors-norme, capable de tirer d’une histoire des plus simples, un mélodrame d’une grande finesse, à la fois bouleversant et subtilement mis en scène. Surtout, en tournant autour du thème de la mort, son film pas si léger que ça et devrait plaire aux plus réticents.

# 4 : TAKE SHELTER de Jeff Nichols (Etats-Unis / Semaine de la Critique)

L’un des films les plus attendus du Festival. Nichols devait confirmer tout le bien que l’on avait pensé de lui après son premier film Shotgun Stories. Avec plus de moyens cette fois, il livre un drame fort et intense sur les obsessions d’un homme ordinaire pris en pleine tempête. Avec l’immense Michael Shannon.

# 5 : L’EXERCICE DE L’ETAT de Pierre Schoeller (France / Un Certain Regard)

Attendu lui aussi, le second film de Pierre Schoeller n’a pas déçu. Son scénario passionnant (co-écrit par une plume de Libération), tient en haleine le spectateur dans les coulisses de l’état. Et comme la mise en scène est à l’avenant, et que Gourmet est magnifique, banco !

FLOP 5 du Festival de Cannes (toutes compétitions confondues) :

# 1 : HORS SATAN de Bruno Dumont (France / Un Certain Regard)

LA purge du Festival ! Dumont continue d’aveugler un public conquis d’avance par un scénario grotesque et des comédiens qui « sentent » bon la France d’en bas, par ailleurs inexpressifs au possible. Du foutage de gueule, tout simplement, en plus d’être incroyablement chiant. A fuir.

# 2 : MICHAEL de Michael Schleinzer (Autriche / Compétition)

Quand un disciple de Michael Haneke s’attaque à l’affaire Natascha Kampusch, le potentiel est là. Mais le résultat, lui, est finalement inconsistant, la faute à une mise en scène qui plagie le modèle, et à un scénario qui refuse d’impliquer le spectateur, laissant celui-ci totalement hors de portée d’un quelconque malaise. Sans intérêt.

# 3 : LE HAVRE d’Aki Kaurismäki (Finlande, France / Compétition)

J’ai déjà dit sur ce blog tout le mal que je pensais de cette arnaque qui pourrait bien finir malgré tout au Palmarès. Alors je le redis, on a là une jolie négation du cinéma, avec zéro mise en scène, zéro direction d’acteurs, et des comédiens volontairement mauvais qui cherchent un décalage passéiste dans lequel je ne marche pas. Et cette France décrite dans le film est d’un rance.

# 4 : RETURN de Liza Johnson (Etats-Unis / Quinzaine des Réalisateurs)

L’archétype du cinéma indépendant américain estampillé Sundance, où le film (tant dans l’histoire que dans la mise en scène) ne tourne qu’autour de son personnage principal, se foutant royalement du reste, et donc de ses personnages secondaires, inexistants.

# 5 : POLISSE de Maïwenn (France / Compétition)

Parce qu’il faut quand même le souligner, ce n’est pas possible aujourd’hui de faire un bon film français avec Karine Viard ou Nicolas Duvauchelle, et que l’empilage de séquences démago nous éloigne petit à petit d’une certaine réalité. Avec 45 minutes de moins, et un casting un peu plus intelligent, on aurait pu discuter. Mais là…

Julien Hairault

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