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Photo Catherine Lemeunier

Démarré ce 10 octobre sous les auspices d’Ettore Scola, à qui la manifestation rend hommage, le festival Lumière a, une fois de plus, ébloui le public lyonnais — et venant également de bien plus loin — d’un feu d’artifice cinéphilique.

Qu’on en juge : on a pu croiser Agnès Jaoui — qui, avant la projection du Goût des autres, interpréta plusieurs chansons en espagnol, accompagnée par Roberto Gonzalez —, Tsui Hark, Todd Haynes, Nadine Labaki, Zhang Ziyi, le chef op’ Caleb Deschanel, Marion Cotillard, Guillaume Canet, Claude Lelouch, Brad Bird, Costa-Gavras, Wim Wenders, Abel Ferrara, Lee Chang-dong, Robert Eggers et bien d’autres avant, bien sûr, l’arrivée des frères Coen, prix Lumière 2026.

Agnès Jaoui et Roberto Gonzalez (Photo JCL)

Mais, déjà, voici que la fin s’approche puisque la clôture est annoncée ce 18 octobre avec la projection de The Big Lebowski, en présence de ses deux auteurs. Et que le prix Lumière sera remis à Joel et Ethan dès ce soir, 16 octobre.

Jeff Bridges dans « The Big Lebowski »

Orchestré par l’Institut du même nom, le festival Lumière fut l’occasion de revoir avec délectation Metropolis accompagné par l’Orchestre national de Lyon, dans une splendide copie restaurée. Mais également de découvrir le fameux It (1927, Le Coup de foudre) avec Clara Bow. et de piocher dans les nombreux coups de chapeau et invitations, de Norman Jewison et Louis Daquin aux femmes cinéastes (Gilda Abreu, Maria Plyta, Wendy Toye, Paula Delsol, T’ang Shushuen, Elaine May, Marta Meszaros), du cinéma grec à plusieurs avant-premières, de Tony Gatlif — avec un hommage émouvant rendu au cinéaste disparu début septembre — aux « souvenirs de Tonie Marshall ». Des trésors, des curiosités, des incontournables, bref de quoi satisfaire un grand nombre de spectateurs, du plus pointu des cinéphiles au néophyte.

Rares sont les séances n’affichant pas complet et le public se précipite autant à la vision d’un classique connu (Voyage au bout de l’enfer, Danse avec les loups…) qu’il se fie au hasard. C’est ainsi que, dans les files d’attente, les gens commentent : « Je sors de la séance de La Maison de l’ange — de Leopoldo Torre Nilsson — ou de Zouzou — de Marc Allégret —, je ne connaissais pas et… » Suit alors l’impression du spectateur qui, bonne ou mauvaise, montre sa satisfaction à être venu voir un film méconnu. Avec le plaisir évident de la découverte sur grand écran, et non sur un poste de télé ou un ordinateur.

Jean-Charles Lemeunier

Festival Lumière, dans tous les cinémas de l’agglomération lyonnaise, du 10 au 18 octobre 2026.

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