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C’est une bonne habitude, les mois d’octobre sont toujours fébriles à Lyon et dans son agglomération. Chaque année, l’Institut Lumière organise le festival du même nom qui rend tout à la fois hommage au cinéma classique et à celui en train de se faire. Et, chaque année, il remet son prix à une personnalité : depuis Clint Eastwood, premier récipiendaire du prix Lumière en 2009, cinéastes et acteurs se sont succédé, attirant dans leur sillage autant de grands noms du cinéma que de public. Après Milos Forman (2010), Gérard Depardieu (2011), Ken Loach (2012), Quentin Tarantino (2013), Pedro Almodovar (2014), Martin Scorsese (2015), Catherine Deneuve (2016), Wong Kar-wai (2017), Jane Fonda (2018), Francis Ford Coppola (2019), les frères Dardenne (2020), Jane Campion (2021) et Tim Burton (2022), c’est donc Wim Wenders qui sera reçu triomphalement à Lyon. Ce sera du 14 au 22 octobre.

Wim Wenders et sa femme, au festival de Cannes 2014 (Photo Christian Delvoye)

Mais le festival Lumière ne consiste pas qu’en une vaste rétrospective de l’œuvre de la vedette honorée. De nombreux hommages sont également rendus, ainsi que la programmation d’avant-première. Pour les premiers, citons Denys de La Patellière, Robert Altman, Yasujiro Ozu, Karin Viard, Taylor Hackford, Marisa Paredes, Alexander Payne, Wes Anderson, Terry Gilliam, Jean-Jacques Annaud, Jane Birkin, Jacques Rozier et quelques autres.

Pour les secondes, le festival recevra les équipes du Cercle des neiges (J.A. Bayona), de La Chimère (Alice Rohrwacher), de La Passion de Dodin Bouffant (Tran Anh Hung), de Second tour (Albert Dupontel), de Simple comme Sylvain (Mona Chokri), de La Zone d’intérêt (Jonathan Glazer), d’Un silence (Joachim Lafosse), de Portraits fantômes (Kleber Mendoça Filho) et du Petit Blond de la casbah (Alexandre Arcady). Deux autres avant-première seront présentées sans leurs auteurs (à moins que…) : Le Garçon et le Héron d’Hayao Miyazaki et Killers of the Flower Moon de Martin Scorsese.

« Killers of the Flower Moon » de Martin Scorsese

On ne peut bien sûr citer l’intégralité de la programmation, qui pourtant le mériterait. Sachons qu’on verra encore quelques films muets, dont quelques-uns en ciné-concerts (Caligari, The Manxman…), de grands classiques (New York-Miami, La Bête humaine…), des films cultes (le Scarface de De Palma, Reservoir Dogs…), des programmes pour enfants, des nuits(Star Wars, Kenji Misumi), d’innombrables curiosités (Bushman de David Schickele, Cinq tulipes rouges de Jean Stelli, A Woman Heats the Sauna d’Arvo Kruusement…), plusieurs master class, des expos photos de Wim Wenders. Citons encore un spectacle de Jeanne Cherhal qui, avec Thierry Frémaux, maître d’œuvre de la manifestation, a imaginé des variations autour du film Wanda de Barbara Loden.

« Bushman » de David Schickele

Dans la collection « Histoire permanente des femmes cinéastes », un coup de chapeau à Ana Mariscal, actrice et réalisatrice espagnole. Ou, encore, un hommage au cinéaste japonais Sadao Yamanaka par Rintaro, un des maîtres de l’animation nippone qui présentera également son dernier film, Nezumikozo Jirokichi, un court-métrage à la gloire de Yamanaka. Et Patrick Bouchitey qui viendra présenter son impressionnante Lune froide, un film de 1991 qui va ressortir prochainement en salles et en DVD/Blu-ray.

La soirée d’ouverture aura lieu le 14 octobre devant quelque 4 000 personnes et les invités du festival. Le titre du film présenté n’a pas encore été communiqué. Le prix Lumière sera remis à Wim Wenders le 20 octobre et la séance de clôture se fera, le 22 octobre avec Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud. Et entre temps, du plaisir, encore du plaisir et rien que du plaisir.

Jean-Charles Lemeunier

https://www.facebook.com/festival.lumiere/videos/799157504958354/

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