"La Cabane dans les bois" de Drew Goddard

Une belle brochette d’étudiants partent en week-end à la campagne, direction une cabane isolée avec un lac à proximité… ça ne vous rappelle rien ? Bon nombre de films d’horreur utilisent cette trame de fond (Vendredi 13 notamment). La Cabane dans les bois n’échappe pas à la règle, avec ses cinq étudiants aux caractères bien distincts : l’Érudit (Jesse Williams), l’Athlète (le sculptural Chris Hemsworth, vu dans Thor et Avengers, qui a abandonné ici son scalp abondant et son marteau magique), la Chaudasse (Anna Hutchinson) qui dandine son boule devant l’âtre, le Cinglé (Fran Kranz) qui carbure au bong, la Vierge (Kristen Connolly) qui va sûrement voir le loup. Ils décident de s’aérer l’esprit en prenant un camping-car très années 80 (bien moins stylé que celui de La Colline a des yeux, nouvelle version). Au passage, ils tombent sur le bon vieux pompiste désagréable, vétéran du Viêt-Nam, qui machouille du tabac et qui crache par terre, qui ne manque pas de leur indiquer le chemin (vers la mort ?) de la cabane Buckner, la dernière maison sur la gauche, après le tunnel. Une cabane glauque à souhait avec le miroir sans tain qui va bien, parfait pour mater la fille qui enlève le haut. Après une première soirée arrosée, ils découvrent la cave de la cabane et ses objets d’un autre âge : la vieille boîte à musique, la robe en dentelle et le fameux livre secret (un nouveau Necronomicon ?). La vierge s’empresse de lire à haute voix une incantation en latin qui a le don de réveiller… une famille de zombies (Evil Dead remember) motivée comme jamais à l’idée de croquer de la chair fraîche. Jusque–là, on est dans les clous du film d’horreur. Aux commandes de cet OVNI horrifique, on trouve le scénariste de Cloverfield, Drew Goddard, ici réalisateur, et le réalisateur d’Avengers, Joss Whedon, ici scénariste (Vous suivez toujours ?). Ce duo de choc joue avec les codes du genre. La réalisation de Goddard est un bel hommage à l’âge d’or eighties des films d’horreur (Vendredi 13, Evil Dead…) avec très peu de mouvements de caméra superflu, un côté brut de décoffrage efficace, pas de plan séquence, ni de caméra subjective à des années lumières du Projet Blair Witch et autre [REC].

Finalement derrière cette mise en scène très années 80, on bascule dans les années 2012. Les protagonistes sont les victimes d’une équipe de télé-réalité (menée par les loufoques Bradley Whitford et Richard Jenkins), qui depuis une base souterraine, tire les ficelles du scénario en diffusant des phéromones dans la forêt pour inciter le couple à s’envoyer en l’air, en employant un gaz pour inciter le groupe à se séparer plutôt qu’à rester ensemble pour affronter les zombies. Et si vous ajouter à cela, une bonne overdose de SF (la seconde partie du film bascule dans… l’inattendu) et la présence d’une guest-star de chez guest-star, vous obtenez un cocktail détonnant qui bien qu’imparfait sur plusieurs plans vaut le détour pour son originalité.
« Vous croyez connaître l’histoire. Vous pensez connaître la fin ». Jamais une accroche de film n’aura été aussi juste pour inviter le chaland à venir se prendre une bonne claque cinématographique en pleine poire !

Nicolas Domenech

Film sorti dans les salles françaises le 02 mai 2012
Distribué (en France) par Metropolitan Filmexport



"Tucker et Dale fightent le mal" d’Eli Craig


Cette année, la nuit spéciale concoctée par le festival a clairement jouée le décalage total en oubliant les sempiternels slashers et autres DTV en solde pour enfin renouer avec l’esprit festif des cinéphiles qui ne demandaient qu’à se lâcher. Et dans cette optique, la Nuit Fantastique composée de Tucker et Dale fightent le mal, New Kids Turbo (film hollandais anar et complètement chtarbé du bulbe où toutes les transgressions sont permises et hilarantes, donc absolument indispensable !) et Juan of The Dead, remplit parfaitement son office, proposant trois bandes axant avant tout leur intérêt sur la manière de libérer les zygomatiques des spectateurs.
Tucker et Dale fightent le mal, premier film d’Eli Craig ouvre ainsi le bal et propose de suivre un délirant détournement de tous les codes en vigueur dans les traditionnels films d’horreur où des étudiants partis faire la fête en pleine forêt obscure se font décimer un à un par des rednecks dégénérés. Le film joue ainsi à fond sur le décalage qui s’installe dans la perception des évènements par des jeunes complètement formatés par des décennies de Vendredi 13 et ses ersatz. Des motifs et codes tellement bien intégrés qu’ils définissent à leurs yeux la réalité d’un monde totalement étranger à leur milieu protégé. En clair, ce sera la cambrousse Vs les bobos urbains et l’affrontement sera riche en étincelles.

Dale et Tucker sont deux bouseux américains qui viennent de faire l’acquisition d’une résidence de vacances qu’ils vont retaper afin de profiter eux aussi de leur temps libre pour s’adonner à leur loisir favori, la pêche. Alors qu’ils chargent leur camionnette de tout l’outillage nécessaire (tronçonneuse, faucille, cisailles, marteau, clous, essence, débroussailleuse, etc) acheté à la station service/supérette du coin, ils croisent le pick-up d’un groupe de jeunes venus se ravitailler au même endroit. Ces derniers émettent d’emblée un jugement faussé par leur conditionnement culturel et voient dans ce duo, certes bourru et peu avenant, les représentants des spécimens responsables de tous les faits divers sanglants inimaginables. Pourtant, Tucker et Dale sont sympas et n’aspirent qu’à un peu de tranquillité, voire un soupçon d’amour pour Dale, le plus nounours des deux, qui s’est entiché de la sculpturale Alison. Mais sa manière de l’aborder elle est ses amies pour entamer la discussion et créer un premier contact révèle une maladresse que les donzelles prendront de facto pour l’expression d’un dérèglement comportemental. Les rapports entre les deux groupes vont rapidement s’envenimer lorsqu’au cours du bain de minuit des adolescents Dale plonge pour sauver de la noyade Alison, ses amis croyant alors à un enlèvement alors que Tucker et Dale ne l’ont emmené avec eux que pour la soigner. Le leader des jeunes, Chad, persuade ses potes de retrouver les deux péquenauds et leur faire la peau pour libérer leur amie. Malheureusement, un des leurs se tue accidentellement (se croyant poursuivi par Tucker armé d’une tronçonneuse rugissante, il s’empale sur une branche), renforçant aux yeux des autres le statut de psychopathes des deux campagnards. Les quiproquos et autres malentendus ne vont faire que s’accentuer, par des actions mal comprises ou des bribes de paroles entendues hors de leur contexte, et engendrer de nombreux gags très drôles malgré le résultat tragique pour les victimes. Tucker et Dale fightent le mal renvoie ainsi à l’excellent Shawn of the Dead dans sa volonté de rendre hommage au genre en y appliquant une grille de lecture délirante et rafraîchissante. Mais au contraire du film d’Edgar Wright, Eli Craig ne parvient jamais à dépasser son postulat de base et demeure engoncé dans son approche au second degré, n’engendrant aucune réflexivité ou émotion. Dommage mais en l’état, le film est parfaitement réjouissant, jouant adroitement sur les contrastes entre les personnages d’étudiants excessivement apeurés, Chad complètement obtus jusqu’à l’obsession, Alison la compréhensive et les attachants Tucker et Dale. Sans être un futur classique en puissance, Tucker et Dale fightent le mal est plus qu’une simple comédie potache en plongeant nos deux loosers eux-mêmes dans la fiction d’horreur balisée dont ils ignorent les codes, la sincérité de leurs réactions s’avérant aussi touchantes qu’amusantes.

Nicolas Zugasti

Bande-annonce de Tucker et Dale fightent le mal d’Eli Craig, en salles le 1er février 2012



Deux courts-métrages québécois qui envoient du bois : "Saint-Belmont" et "The Legend of Beaver Dam" (section "Expérience(s")

Bref retour sur deux courts-métrages fantastico-horrifiques projetés hier samedi soir au Petit Champlain dans le cadre du FCVQ ; le premier avant le documentaire Art/Crime de Frédérick Maheux, le second avant l’excellente "comédie pour adultes" Sunflower Hour de Aaron Houston.

Hommage évident et roboratif au style offensif de Carpenter et de Romero, Saint-Belmont (projeté à Fantasia l’été dernier) de Renaud Plante met aux prises un nouveau locataire (joué par Sébastien Huberdeau, acteur vedette du thriller Angle Mort) avec des morts-vivants, en fait tous les pauvres et les défavorisés que la nouvelle politique immobilière de Montréal (flambée des loyers, éviction des moins riches pour construire à la place des logements sociaux de luxueux condominiums pour classes aisées) a jetés à la rue ou confinés dans les ghettos. La nuit venue, comme dans le Land of The Dead de l’ami "George A", les zombies contestataires de ce nouvel ordre économique s’en prennent aux habitants fraîchement installés sur leur ancien territoire. Poursuivi par une horde déchaînée, le héros avocat parcourt les rues aidé d’un laitier noir. Plante reprend ici, en les détournant quelque peu, les schémas matriciels de La Nuit des morts-vivants et de Assaut (quelques vignettes sont des décalques jouissifs des meilleures plans de ces deux chefs-d’œuvre), sauf que l’idéalisme social (heu, relatif) des pellicules originales est ici remplacée par l’implacable injustice urbaine contemporaine. Porté par une ambiance très bien rendue et posée (l’obscurité imbuvable de la ville en pleine nuit, le brouillard), découpé avec la régularité des maîtres cités, et bourré de trouvailles de mises en scène (l’avocat joue au golf et vise la tête de ses assaillants pour s’en débarrasser !), Saint-Belmont s’amuse mais n’omet jamais, à l’instar des grand John et George, de piquer là où ça fait mal, un bon bras d’honneur aux institutions qui entretiennent la misère (le carton en début de film appuie ce propos engagé). C’est très pro (on n’a pas affaire à un court bricolé), photographié comme il faut, joué à peu près correctement (les dialogues sonnent un peu faux ici et là) et même si ça n’a rien d’original (les zombies, thème archi-rebattu), l’ensemble fait énormément de bien. En dire plus serait délayer.

Production également québécoise, le court The Legend of Beaver Dam, réalisé par Jerome Sable, propose quant à lui une variation sur le thème du croque-mitaines et des massacres au camp d’été. Un cas d’école en même temps qu’un univers ultra-codifié ; autant dire des figures que le réalisateur connaît sur le bout de l’objectif. L’ambiance est posée et décryptable d’emblée, pour le plus grand plaisir des amateurs de slashers, de Jason Voorhees et de Candyman. Des scouts et leur animateur sont tranquillement assis autour du feu et poussent la chansonnette. L’adulte se heurte à la superstition d’un des gamins, un binoclard que les autres chahutent quand il avoue avoir peur de prononcer trois fois le nom du croque-mitaines Beaver Dam et ainsi de le faire apparaître. S’en suit un délire où le monstre surgit en effet et opère un massacre, jusqu’à ce que… N’en disons pas plus au risque de déflorer les surprises successives de ce court qui accumule pas moins de deux, voire trois, twists aussi ludiques qu’ébouriffants. Travaillé avec un amour sincère du genre, techniquement irréprochable, mis en scène comme une série B crédible avec maquillages de constance et gore potache (mais juste comme il faut), The Legend of Beaver Dam mêle horreur, humour, absurde, jusqu’à retomber sur ses pieds dans une conclusion plus noire que jamais. Comme on dit : une petite tuerie.



Stéphane Ledien

Bande-annonce de The Legend of Beaver Dam de Jerome Sable



« Conan » de Marcus Nispel : richesse sanglante des mondes d’autrefois

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Conan, le héros des romans fantasy de Robert E. Howard, le cinéaste John Milius en a donné un bon résumé dans le prologue de sa version cinématographique sortie en 1982 : Conan, c’est un barbare cimmérien qui a vu, enfant, son village et sa famille décimés par un affreux vilain quasiment immortel, et qui a passé l’essentiel de son existence à ruminer sa terrible vengeance – en même temps qu’il développait exponentiellement sa musculature de taureau. Avec le temps, Conan le barbare est devenu l’un des grands classiques de la fantasy au cinéma, d’autant plus aisément que le scénario de John Milius et d’Oliver Stone est grandiose et que le genre, depuis lors, ne croule pas vraiment sous les réussites. Conan a rapidement imposé sa sauvagerie sereine sur un monde à la fois historique et irréel, sis à une époque qui précède les chants homériques et qui offre à l’imagination une discrète collision entre l’authenticité et l’occultisme. Conan apparaît comme le parfait héros : costaud, bourrin, dirigé par son obsession vengeresse et totalement dénué de scrupules. En 1984, Richard Fleischer accouche d’une suite, Conan le destructeur, écrite par Roy Thomas et Gerry Conway, kitsch et ironique, devenue l’archétype même du style fantasy : un sorcier enfermé dans son château de cristal, un monstre qui survit grâce aux miroirs, une vierge naïve qu’une terrible magicienne veut sacrifier à un dieu-démon, des artefacts à récupérer aux quatre coins du monde… En somme, Fleischer a fait la transition entre la sécheresse du film de Milius et les séries TV type Hercule et Xena.

Pour tous les cinéphiles ayant grandi avec le héros cimmérien, il semblait impossible de rivaliser avec le premier Conan. L’annonce d’un Brett Ratner à la réalisation n’était pas faite pour rassurer les fans. Puis, Marcus Nispel prenant les commandes, ce n’était pas une panacée, mais c’était sans commune mesure avec le metteur en scène de Rush Hour… Au moins pouvait-on considérer le très raté Pathfinder comme un brouillon esthétisant d’un nouveau Conan, et se satisfaire de l’habitude qu’avait le cinéaste de réactiver des franchises tombées en désuétude (ses remakes, médiocres ou désespérants, selon les goûts, de Massacre à la tronçonneuse et Vendredi 13).

Sans être une suite ni un remake, son Conan est une variation des aventures du héros barbare, avec de nouvelles origines et un nouveau super-vilain. Le long prologue laisse une plus large place à l’enfance de Conan, incarné par le jeune Leo Howard. Celui-ci commence par sortir vainqueur d’une épreuve imposée à tous les jeunes gens du village barbare souhaitant devenir des chasseurs, non seulement en parvenant à remplir les conditions du test, mais en rapportant chez lui les têtes de trois ennemis indigènes sauvagement dézingués. S’ensuit la scène de la destruction du village, sans le charismatique Thulsa Doom mais avec un méchant très réussi, Khalar Zym, joué par le belligérant général d’Avatar, Stephen Lang. Accompagné de sa fille aux dons médiumniques, il recherche la dernière partie d’un masque légendaire censé offrir des pouvoirs équivalents à ceux des dieux, notamment celui de faire revenir sa sorcière de femme d’entre les morts. Conan voit son père (Ron Perlman) mourir dans une ignoble mise en scène, avant qu’une ellipse nous transporte plusieurs années en avant, avec un Conan devenu adulte recherchant un Khalar Zym devenu un surpuissant monarque.

Nispel tente d’affirmer son emprise sur le personnage – et de s’assurer la sympathie des fans – en privilégiant la sauvagerie sur la subtilité. Il profite d’un scénario grossier et lacunaire pour proposer une succession de scènes de combat dont la violence dissimule, sous un rouge ciment, les manquements du récit. Le film s’ouvre d’ailleurs sur la naissance de Conan au beau milieu d’un champ de bataille, entraînant la mort de sa mère – façon élégante de nous préparer à la barbarie qui va suivre. La simplicité même des motivations du héros, qui parcourt le monde en quête du génocidaire autocrate, n’invite certes pas à la finesse. Ni à la réflexivité. Conan n’est pas du genre enfant de chœur, et Nispel se vautre dans l’évidence de son brutal caractère – par exemple lorsqu’il plonge sans hésiter son doigt dans la cavité nasale d’un ennemi. Ennemis qui ne sont pas en reste : outre un Khalar Zym qui a la réputation de ne laisser en vie aucun de ses adversaires, la plus perverse est sans doute sa fille Marique (Rose McGowan), prête à écharper autant d’innocentes demoiselles que nécessaire pour parvenir à ses fins. Néanmoins, c’est là précisément ce qui fait la force de ce Conan qui, contrairement au détestable et prétentieux Choc des Titans (dans un genre mythologique pas si éloigne), n’essaie jamais de se faire passer pour ce qu’il n’est pas, et rejette toute forme d’humour vaseux au profit d’un premier degré brut de décoffrage. Premier degré salutaire, car il est bon de ne pas devoir supporter la traditionnelle ponctuation humoristique de toute action, comme c’est le cas dans le film d’action américain depuis vingt ans.

Pour raconter ce « morceau d’Histoire perdu », selon les termes du producteur, Nispel se repose efficacement sur un casting malin, avec au premier chef, en remplacement de l’inoxydable Arnold Schwarzenegger, un comédien venu de la télévision : Jason Momoa, bien connu des amateurs de Stargate : Atlantis et découvert récemment, par les autres, dans la série adaptée de George R.R. Martin, Le Trône de fer, prête son regard profond et furieux au primitif héros. Face à lui, l’excellent Stephen Lang impose son visage buriné et son style agressif avec un enthousiasme communicatif. Rachel Nichols apporte sa beauté distante à un rôle qui ne se limite pas à l’habituelle godiche (il faut bien un sacré caractère pour tenir tête au discourtois Cimmérien). Et l’indispensable Saïd Taghmaoui incarne un sympathique side kick, ni trop encombrant (une bonne heure sépare son apparition de sa « grande scène ») ni trop effacé.

Hormis quelques défauts narratifs et structurels (l’usage de la magie, d’accord, mais pourquoi seulement dans une seule séquence de combat, où Marique envoie contre Conan des soldats de sable ?), ainsi qu’une 3D qui, une fois n’est pas coutume, ne sert strictement à rien, Conan réussit donc parfaitement son pari : une réactivation bien bourrine du mythe initié par Howard et magnifiquement adapté par Milius. L’amateur d’exotisme pourra, en outre, y trouver un vrai plaisir décoratif, tant le film nous fait traverser de paysages aux styles divers : ambiance nordique dans le prologue, puis orientale dans toute la première partie, monastère du « sang pur » dont l’architecture et les costumes locaux se réfèrent à la Grèce antique, château de Khalar Zym d’un gigantisme proche du Barad-dûr de Sauron dans le Seigneur des Anneaux, etc. C’est souvent un plaisir de découvrir à quel point le monde réinventé par le directeur de la photographie Anton Bakarski ressemble à un vaste champ de ruines, résidus de civilisations éteintes depuis des millénaires. Comme si Conan, en racontant les aventures légendaires des héros d’autrefois, s’inscrivait lui-même dans une trajectoire temporelle pleine d’un passé tout aussi riche, voire plus riche encore, que le nôtre. Ce n’est pas la moindre des qualités du film que de faire éprouver cette richesse.

Eric Nuevo

> Film sorti en salles en France le 17 août 2011




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