40e Festival du Nouveau Cinéma : on y sera !

Du 12 au 23 octobre prochain se tiendra la 40e édition du Festival du Nouveau Cinéma, à Montréal. On pourra y voir entre autres Behold the Lamb de John McIlduff, Les Géants de Bouli Lanners, The Last Christeros de Matias Meyer, Shame de Steve McQueen (on l’attend avec impatience !), Without de Mark Jackson, Le Policier de Nadav Lapid, Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau, Another Silence de Santiago Amigorena avec Marie-Josée Croze, et de nombreux autres – la liste est longue et alléchante.
Côté compétition canadienne, il y aura aussi de quoi voir avec Amy George de Yonah Lewis, La Fille au manteau blanc de Darrell Wasyk, Survivre au progrès de Mathieu Roy… On n’est pas exhaustif là non plus, le programme est d’un foisonnement qui peut donner du fil à retordre à notre agenda de spectateur.
D’autant que l’événement ne s’arrête pas à cette compétition : on notera aussi les séances spéciales dites "horde sauvage" avec du Takashi Miike, du Tsukamoto, du Sion Sono, du Koji Shiraishi, du Marie Losier, du Laurent Bernier, du Romain Gavras, du Julia Leigh (Sleeping Beauty, relire ici, souvenez-vous), du Justin Kurzel (…Snowtown, relire ici)…
La revue est partenaire de cet événement majeur dans une ville décidément très animée côté ciné. On y reviendra, mais en attendant le coup d’envoi, découvrez la bande-annonce ci-dessous.

La programmation du festival est disponible sur le site
http://www.nouveaucinema.ca



En conclusion, une belle édition !

Il y a deux jours le FCVQ prenait fin. Que dire de l’événement maintenant que nous l’avons suivi avec assiduité, même si nous n’en avons visionné qu’une partie de la programmation ? Nos chroniques des différentes œuvres projetées dans le cadre de cette première édition (et qui ne devrait pas être la dernière) parlent, de fait, d’elles-mêmes. Pas de long discours de clôture, donc – nous laissons cela aux officiels.
Riche en découvertes pointues dans des genres spécifiques, le FCVQ a en tout cas efficacement rempli, de notre point de vue, la mission qu’il s’était assignée, faire partager à un large public la passion pour des films de tous types. Certes, les comédies et comédies dramatiques ont rassemblé plus que de raison (mais est-ce une surprise ?) tandis que les séances consacrées au fantastique, à l’horreur, au documentaire, ont généré quelque désertion des salles concernées. Et que dire du public restreint, aussi, de la Classe de maître Larry Clark avec sa projection de Kids, essentiellement suivie par un parterre d’étudiants en cinéma ou de gens du métier (dont votre serviteur) ? Idem pour la classe de maître Jean-Claude Labrecque, néanmoins plus prompte à soulever l’enthousiasme des spectateurs québécois et pour cause : il s’agit de leur patrimoine. La présence d’un public attentif mais moins nombreux qu’on l’aurait cru, surtout pour les films de SF, d’horreur, de fantastique et la masterclass Larry Clark, ne doit pas nous faire tirer des conclusions pessimistes sur le type d’amour du cinéma que nourrit le "grand public" (toujours à mettre entre guillemets car le grand public, selon le moment et le film programmé, ce peut être vous, ce peut être moi…). De quel cinéma parle-t-on ? À quoi se mesure le succès d’un festival ou le goût cultivé pour sa programmation ? Du moment qu’un fort parti pris, en parallèle des nécessaires démonstrations de prestige (Café de Flore) animait ses organisateurs ; du moment que la carte blanche à Fantasia nous permettait de découvrir des pellicules folles furieuses, dont certaines maladroites mais étranges, curieuses (Hellacious Acres) ; du moment, enfin, que la catégorie "Expérience(s)" offrait à notre rédaction de grands moments de bravoure cinématographique, dans l’humour trash (Sunflower Hour, notre coup de cœur du festival) comme dans la noirceur (The Corridor, Brawler), nous n’avons aucune raison de déplorer l’engouement général pour des films un peu à l’opposé de nos genres de prédilection à nous, car l’un n’empêchait pas l’autre de s’épanouir et de trouver ses spectateurs, bien au contraire. C’est dans cet effort louable de présenter sur un même pied d’égalité de la programmation – et ça c’est incroyable, quand on y songe – un petit film auto-produit et connu de personne sauf de ses géniteurs ou presque et un drame branché mystique avec têtes d’affiche internationales, ou des pellicules autrichienne, belge, allemandes, japonaise aux côtés de titres québécois forcément plus rassembleurs dans la Capitale-Nationale (tout autant que le cinéma étatsunien pourrait-on dire). Considérant tous ces aspects et compte tenu que ses organisateurs ont monté le festival en un temps record (huit mois, on l’écrivait au moment de l’ouverture), nous n’avons aucune, non, aucune raison de ne pas nous réjouir de ces douze jours (okay, c’est limite trop long : on ne peut pas tout voir !) passés en compagnie de films, de réalisateurs et directeurs de la photographie dont certains comptent à nos yeux parmi les plus grands talents du moment dans des genres que nous n’avons pas fini de chérir. Allez, plus que 363 jours avant la seconde édition.

Grand Prix du Public Cinoche.com :
The Artist de Michel Hazanavicius

Prix du Public Prestige :
Hasta La Vista de Geoffrey Enthoven (présentement à l’affiche)

Prix du Public Découverte :
In Film Nist (Ceci n’est pas un film) de Jafar Panahi et Mojtaba Mirtahmasb

Prix du Public Expérience(s):
Mirokurôze de Yoshimasa Ishibashi

Prix de la Meilleure Première Œuvre :
(au fait : dans le jury de professionnels se trouvait entre autres Charles-Olivier Michaud, réalisateur de Neige et Cendres ; au temps pour nous, donc ; nos doutes émis à l’ouverture du festival n’avaient pas lieu d’être !)
Atmen de Karl Markovics

Prix du Public Court Métrage :
Mokhtar de Halima Ouardiri



Avant de refermer sur ce blog, jusqu’à la prochaine édition du moins, la catégorie FCVQ – même si nous reviendrons très bientôt sur Marécages de Guy Édoin –, nous ne pouvons passer sous silence les réjouissantes qualités du film flamand belge Hasta La Vista de Geoffrey Enthoven. Nous n’y revenons pas parce que le film a reçu le Prix du Public Prestige – mérité – dans le cadre du festival, mais bien parce qu’il représentait un juste équilibre entre l’émotion forte et le message compassionnel avec une mise en scène simple mais travaillée. Un juste équilibre, aussi, entre rires et gravité via un humour grinçant à partir de situations difficiles. Tout ce qu’attend, en somme, un public venu au cinéma pour se divertir plus que pour faire des découvertes artistiques, mais sensible à la ciselure de son discours de fond.

Présenté en compétition mondiale du 35e Festival des Films du monde de Montréal où il avait raflé le Grand Prix des Amériques, le prix public pour le film le plus populaire, ainsi qu’une mention spéciale du jury œcuménique, Hasta La Vista raconte comment trois handicapés (l’un est malvoyant, l’autre en chaise roulante à cause d’une tumeur qui l’a privé de l’usage de ses jambes, et le troisième, complètement paralysé), sous couvert d’un voyage de découverte, se rendent en Espagne dans l’espoir d’y vivre leur première expérience sexuelle au sein d’un bordel spécialisé nommé El Cielo.
Road-movie décalé où l’empathie chaleureuse n’égale que le détournement de la tragédie du lourd handicap par un humour décomplexé (hilarante parade de Jozef, le malvoyant, pour rapporter secrètement chez lui les vêtements d’un de ses camarades), Hasta La Vista évite de tomber dans le piège de la peinture pleine de commisération. Maniant avec nuance les frustrations physiques de ses personnages, il porte un regard attendri, ludique mais aussi savoureusement ironique sur la condition des handicapés et l’expression de leurs désirs et pulsions. En optant pour un trio dont chaque membre se trouve dépendant des deux autres, Geoffrey Enthoven instaure une dynamique intéressante basée sur une interaction permanente et paradoxale des personnages, très enrichissante pour le récit. Philip, entièrement paralysé, reste ainsi le meneur de l’ensemble, tandis que Jozef, quasiment aveugle, sera le seul à voir la belle personne que représente Claude, leur guide obèse, protagoniste secouant tout ce petit monde à la manière de Jack Nicholson dans Vol au-dessus d’un nid de coucou. De son côté, Lars cloué dans sa chaise roulante, reste un modèle d’évasion pour ses amis, de par ses connaissance œnologiques et son apparence prompte à séduire les jeunes filles. L’issue tragique émouvante, mais libératoire, de ce personnage, saura leur faire comprendre à quel point leur voyage en valait la peine. Même s’il se trouve parfois sur le fil du rasoir d’un point de vue émotionnel (c’est presque un peu trop par moments…), Hasta La Vista offre une dissertation divertissante, et avec une mise en scène bien au-dessus des standards télévisuels – normal, c’est belge, pas français – sur ce qu’est la différence et sur la manière dont elle siège avant tout dans l’œil de chacun : nos héros eux-mêmes s’empoignent en dénigrant leurs handicaps respectifs, et font preuve d’un ostracisme certain par exemple à l’égard de Claude au départ ou de ce groupe de Hollandais dans le vignoble bordelais. Geoffrey Enthoven livre-là un beau film qui n’élude pas la question du plaisir auquel ont droit tous les êtres humains, plaisir exprimé sans détour et célébré dans un finale festif et drôle mais aussi dans une intimité que nous prenons goût à ne pas envahir. Toujours cet équilibre entre décomplexion rigolarde et pudeur touchante.


Stéphane Ledien



"Chatrak" de Vimukthi Jayasundara (Quinzaine des réalisateurs)

Présenté hier mercredi 18 mai à la Quinzaine des réalisateurs, Chatrak de Vimukthi Jayasundara était attendu par les quelques chanceux ayant vu son réputé Between two worlds (2009) à Venise ou Rotterdam (dont je je ne fais malheureusement pas partie !) mais aussi par les festivaliers qui se souviennent de La Terre abandonnée, Caméra d’or en 2005.

Après son film fantastique de 2009, qui débutait par la chute d’un homme tombé du ciel, Chatrak se lit dans un contexte plus terre-à-terre, qui prolonge ses interrogations sur la désunion de l’homme moderne et de la nature déjà abordées dans La Terre abandonnée. Inévitablement, même dans une œuvre réaliste comme celle-ci, le cinéma de Weerasethakul vient à l’esprit : l’opposition entre mode de vie ancestral et industrialisation des terres rappelle Syndromes and a Century (2006) ou Oncle Boonmee (2010). Dans Chatrak, un homme ayant voulu fuir l’Inde dix ans plus tôt et revenu à l’état sauvage voit son grand frère – architecte, de fait en partie responsable de la déforestation de Calcutta – partir à sa recherche. Le temps imparti à la ré-acclimatation urbaine attendue du nouvel enfant des forêts, que celle-ci se révèle fructueuse ou non, n’est pas ce qui intéresse le plus Jayasundara. Alors que beaucoup de films, moins courageux, en auraient fait l’essentiel du récit comme toute histoire de retour parmi les siens (souvenir récent : Return, à la Quinzaine), le cinéaste sri-lankais prend le temps de montrer en montage alterné les vies opposées des deux frères : le quotidien de l’aîné à la ville (versant politique du film), celui du cadet dans la campagne environnante (revers poétique).

Le drame et l’humour se marient, d’ailleurs, idéalement et ce jusqu’au dénouement, déflagration bouleversante qui clôt sur une image déjà indélébile le discours bienveillant de son auteur.

Hendy Bicaise

> À propos de Oncle Boonmee, lire aussi le "suivi de carrière" sur Apichatpong Weerasethakul dans Versus n° 19

Bookmark and Share


Onavu ! TAKAVOIR, 2e édition

Francis Ford Coppola dit un jour qu’avec les caméras 8 mm, tout un chacun pouvait devenir cinéaste. Il n’imaginait sans doute pas qu’une trentaine d’années plus tard les caméra se glisseraient dans les poches de jeans et que nombre d’utilisateurs les utiliseraient plus pour produire leur porno amateur ou filmer quelques séances de "happy slapping" avant de balancer le tout sur la toile mondialisée.
Fort heureusement, la fibre cinématographique titille toujours un paquet de fous qui, les outils de réalisation se démocratisant à leur tour, produisent de plus en plus d’œuvres inspirées. Personnelle ou référentielle, cette production existe en dehors du circuit mainstream plus soucieux de protéger ses prérogatives que d’aider à l’éclosion de nouveaux talents. À ceux qui peuvent se poser la question, oui, la multiplication et l’accessibilité des moyens de production concourent à l’émergence d’une nouvelle cinématographie mue plus par la passion que par l’économie. Vient ensuite le problème de la présentation. Faire un film, c’est bien, le présenter au jugement du public, c’est mieux.

Le 14 mai, la ville de Niort (département des Deux-Sèvres, région Poitou-Charentes) proposait la seconde édition de son tout jeune "festival de films réalisés avec des téléphones mobiles" : Takavoir.
Après une première édition surprenante et réussie, il fallait transformer l’essai. L’année dernière avait su mobiliser le public en masse, à tel point que beaucoup s’étaient fait refouler à l’entrée de la salle de projection trop petite pour accueillir les curieux. C’est donc dans la grande salle du Centre d’Action Culturelle, plus généralement dévolue au spectacle vivant, que s’est déroulée la diffusion des vingt films en compétition, retenus par le comité de sélection parmi la centaine reçus de France mais aussi d’au-delà des frontières, l’Inde, la Hongrie et la Biélorussie ayant répondu à l’appel.
À noter que les films non sélectionnés étaient tout de même diffusés au cours d’une journée bien chargée puisque la manifestation, à l’image de sa précédentes édition, proposait gratuitement des diffusions, des conférences, des animations… Tout ce qu’il faut pour donner de l’épaisseur à un rendez-vous encore fragile.
Cerise sur le gâteau, l’heure de projection officielle débuta par la rediffusion du vainqueur de l’an passé Big Wolf, en présence de la chanteuse lilloise Amélie qui interpréta en direct le morceau qui accompagne le travail de stop motion effectué par le réalisateur.

Un happening inattendu des plus sympathiques, parfait pour une (re)mise en condition avant d’attaquer la compétition.

Après "l’arbre" de l’an passé, le thème de cette année était "noir". Un nouveau champ d’action assez large pour ouvrir de nombreuses perspectives d’exploitation et, de fait, les films présentés couvraient les nombreuses acceptions du thème : l’humour noir, le racisme, le conte philosophique, le polar…
En tout, vingt films sur les quatre-vingt quinze reçus (contre quinze pour la précédente édition) dont tous sont visionnables sur le site officiel du festival www.takavoir.fr.

Quatre prix étaient décernés.

Le prix jeune Banque Populaire fut attribué à Black Sweet, ou l’histoire d’amour de deux rouleaux de réglisse.


Le prix de la ville de Niort est allé quant à lui à Je suis noir de monde, expérience Platonicienne où le métro prend des allures de caverne.


Enfin, avec le prix du public et le grand prix du jury, Je suis marron de Khourban Cassam-Chenaï est le grand gagnant de la soirée.

Avec une fréquentation en hausse et une meilleur capacité d’accueil, Takavoir a passé avec succès le cap de la seconde édition. L’association hORS cHAMPS, initiatrice et organisatrice, a conclu la manifestation en donnant rendez-vous au public l’année prochaine. Versus y sera !

Julien Taillard

Bookmark and Share


Cannes 2011 : le coup d’envoi
20 avril, 2011, 10:07
Classé dans : Festival de Cannes 2011 | Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

Le coup d’envoi du 64ème Festival de Cannes ne sera pas donné le 11 mai prochain. Il l’a déjà été, c’était le jeudi 14 avril, dans un luxueux salon de l’hôtel Grand Paris de la capitale. À défaut d’être dans le rond central, Gilles Jacob et Thierry Frémaux sont assis devant une petite table mais lancent eux aussi les hostilités d’une simple passe : face à eux, ce ne sont pas onze joueurs mais bien une centaine de journalistes, qui les dévisagent, nerveux et impatients d’entendre leur choix. La sélection officielle dévoilée regroupe la Compétition, les Séances Spéciales, les films «hors-compétition» et la section Un Certain Regard, souvent considérée telle l’anti-chambre de la «compet’». Vous retrouverez la liste complète de ces sections ci-dessous.

En guise d’introduction, Gilles Jacob salue de nouvelles confirmations de l’ultra-modernisme qui caractérise les échanges d’images observés ces dernières années : les films sont tournés en DV et maintenant via de simples smartphones, et leur sont envoyés via DVD-R, clés USB voire même — pour la toute première fois cette année — directement en ligne. Le Président du Festival s’en réjouit et passe la balle au Délégué général et sélectionneur en chef : Thierry Frémaux est heureux de confesser que lui et ses équipes ont visionnés 5 films de plus que l’an passé, soit plus de 1700 en un an pour une sélection finale de 49. Même s’il a la finesse de se montrer gêné de le faire remarquer — alors qu’une parfaite parité voudrait justement que ceci ne se distingue — il mentionne une autre statistique intéressante : la présence de 4 femmes sur les 19 réalisateurs en compétition. Puis les premiers noms tombent.

La meilleure surprise restera la présence de Terrence Malick en Compétition avec The Tree of Life. Depuis qu’il avait été annoncé dans les salles anglaises le 4 mai prochain, le net s’était embrasé. Un film projeté hors de ses frontières ne peut être ensuite présenté sur la Croisette, c’est la règle officielle du Festival de Cannes. Alors quid du Malick : serait-il projeté en Séance Spéciale ? pourrait-il ne pas l’être du tout ? apprendrait-on in fine que le film aurait été financé avec des capitaux britanniques ? Une dizaine de jours plus tard, tout le monde s’en moque car le film est en compet’ et c’est aujourd’hui tout ce qui compte. En face du mastodonte annoncé, quelques grands noms : Lars Von Trier et son Melancholia (parfum de fin du monde pour l’éternel angoissé ; grande hâte), Pedro Almodovar avec La piel que habito (la rumeur voulait que le cinéaste ne le présente pas afin de ne pas risquer d’exposer au grand jour le coup de théâtre de son récit ; donne finalement vérifiable dès mai à Cannes), les Dardenne avec Le Gamin au vélo, lauréats de deux Palmes d’or, dont la venue était si évidente qu’ils ne firent parti d’aucune rumeur. Les autres habitués sont Nuri Bilge Ceylan, Nanni Moretti ou encore Naomi Kawase. Certains journalistes se plaignent déjà de retrouver, année après année, les mêmes noms en compétition. Pas faux, mais Cannes semble toutefois proposer une intransigeante application de la politique des auteurs que peu de festivaliers pourraient bouder : un auteur coutumier de la Compétition sera inlassablement rappelé… tant qu’il ne commettra pas de faux-pas. Les Dardenne, Ceylan, Almodóvar, Kawase, Kaurismäki, Sorrentino furent tous salués lors de leur dernière venue : pourquoi les rejeter ? En revanche, usuellement, il suffit d’un accueil glacial au Théâtre Lumière et c’est la sortie. Le retour se faisant parfois par la petite porte, nommée «Un Certain Regard». Ce fut notamment le cas de Kiyoshi Kurosawa : son Jellyfish convainc peu de monde sur la Croisette en 2003, alors il revient à UCR avec Tokyo Sonata cinq ans plus tard. Il y décrochera le «Prix Un Certain Regard». Son compatriote Shinji Aoyama fait un four en 2001 avec Desert Moon, il ne réapparaitra qu’en 2005 avec Eli Eli Lemi Sabachthani ? (à UCR, lui aussi). Bertrand Blier n’est plus apparu à Cannes depuis Les Côtelettes en 2003, Richard Kelly depuis Southland Tales en 2006 (et comme c’est fâcheux !), idem pour Nicole Garcia (Selon Charlie, 2006), Atom Egoyan (Adoration, 2008), ou encore Kim Ki-Duk (Souffle, 2007), qui signe son retour cette année avec Arirang… à Un Certain Regard, bien sûr.

Parmi les surprises, inespérées, on notera avant tout Takashi Miike en compétition avec un film en 3D (que les sélectionneurs, curieusement, n’ont vu qu’en 2D). Le film est un remake d’Hara-Kiri, classique de 1962 réalisé par Masaki Kobayashi (Kwaidan). Mais attention au film d’Alain Cavalier (Pater), qui pourrait bien réussir à le supplanter dans le registre des « objets étranges » puisqu’il s’agit du seul film de la compétition sur lequel Thierry Frémaux s’est étendu pour en évoquer la singularité. Quant à l’unique film qui reçut un jugement de valeur de toute la présentation, au point de voir le Délégué Général se reprendre sans délai pour signaler que tous les autres films dans sa section étaient également «beaux», ce fut Yellow Sea de Na Hong-Jin (The Chaser). Au-delà de ces deux exceptions, il ne fut dit que peu de choses sur le contenu de toutes ces œuvres. Il sera donc d’autant plus agréable de les déballer sur la Croisette. Comment ne pas être des plus curieux, par exemple, à l’idée d’y découvrir Drive, film de genre «from the producer of Wanted» et mis en scène par Nicolas Winding Refn (Bronson, Le Guerrier silencieux), dans lequel devraient s’enchaîner courses-poursuites et coups de feu ? Comment ne pas en saliver d’impatience lorsque l’on songe au long-métrage d’animation d’Eric Khoo (Be with me, My Magic) ou à un film de Bruno Dumont intitulé Hors Satan ?

Le coup d’envoi a été donné, et il nous tarde déjà d’entendre le coup de sifflet final pour avoir apprivoisé toutes ces pépites en puissance.

Hendy Bicaise

La liste des films en sélection officielle

Film d’ouverture
Woody Allen Midnight in Paris

En compétition
Pedro Almodóvar La piel que habito
Bertrand Bonello L’apollonide – souvenirs de la maison close
Alain Cavalier Pater
Joseph Cedar Footnote
Nuri Bilge Ceylan Il était une fois en Anatolie
Jean-Pierre et Luc Dardenne Le Gamin au vélo
Aki Kaurismäki Le Havre
Naomi Kawase Hanezu no tsuki
Julia Leigh Sleeping beauty
Maïwenn Polisse
Terrence Malick The Tree of Life
Radu Mihaileanu La Source des femmes
Takashi Miike Hara-kiri: death of a samuraï (3D)
Nanni Moretti Habemus papam
Lynne Ramsay We need to talk about Kevin
Markus Schleinzer Michael
Paolo Sorrentino This must be the place
Lars Von Trier Melancholia
Nicolas Winding Refn Drive

Un certain regard
Gus Van Sant Restless – film d’ouverture
Bakur Bakuradze The Hunter
Andreas Dresen Halt auf freier strecke
Bruno Dumont Hors Satan
Sean Durkin Martha Marcy May Marlene
Robert Guédiguian Les Neiges du Kilimandjaro
Oliver Hermanus Skoonheid
Hong Sang-Soo The day he arrives
Cristian Jiménez Bonsái
Eric Khoo Tatsumi
Kim Ki-Duk Arirang
Nadine Labaki Et maintenant on va oú ?
Catalin Mitulescu Loverboy
Na Hong-Jin Yellow sea
Gerardo Naranjo Miss Bala
Juliana Rojas et Marco Dutra Travailler fatigue
Pierre Schoeller L’exercice de l’état
Ivan Sen Toomelah
Joachim Trier Oslo, August 31st

Hors compétition
Xavier Durringer La Conquête
Jodie Foster Le Complexe du castor
Michel Hazanavicius The Artist
Rob Marshall Pirates des caraïbes : la fontaine de jouvence

Séances de minuit
Peter Ho-Sun Chan Wu xia
Tekla Taidelli Jours de grace

Séances spéciales
Frederikke Aspöck Labrador
Rithy Panh Le Maître des forges de l’enfer
Michael Radford Michel Petrucciani
Christian Rouaud Tous au Larzac

> Le Festival de Cannes sera à suivre sur le blog de la revue et à retrouver dans Versus n° 22 (parution en juillet 2011).

Bookmark and Share


À Vaulx-en-Velin, le court vaut le détour

Hop ! On fait court mais c’est fait pour : à Vaulx-en-Velin (69, Rhône – France), du 15 au 22 janvier prochain, aura lieu la 11ème édition du festival du film court francophone. Trois lieux de projection, des thématiques foisonnantes, des longues rencontres, une nuit courte, une compétition serrée : bref, voilà un grand moment à ne pas manquer. La preuve, nous y serons. Rendez-vous est pris, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas y assister !

> Site du festival :
http://www.vaulxfilmcourt.com/

Bookmark and Share


2ème Festival International du film policier de Beaune

Un jour plus court que lors de sa première édition l’an passé, le Festival du Film Policier de Beaune s’est tenu ce week-end entre l’indifférence partielle que suscite l’événement dans la petite ville bourguignonne, et un public de cinéphiles prêts à parcourir des centaines de kilomètres pour apercevoir les stars du jury et les invités prestigieux, avec entre autres : James Gray et Samuel Lee Jackson comme guests d’honneur. Sur le terrain, c’est le film argentin Dans ses yeux de Juan José Campanella (Oscar du Meilleur film étranger il y a quelques semaines) qui rafle la mise par deux fois, avec le Grand Prix, et le Prix Spécial Police, tandis que le Prix du Jury revient à Backyard de Carlos Carrera, un métrage espagnol. N’ayant vu ni l’un, ni l’autre (il faut bien faire des choix !) : retour sous forme de notules sur un cru 2010 marqué par quelques belles découvertes et des désillusions.

Loin d’Eden de Danny Lerner

Commençons par la purge du week-end, avec ce polar franco-israélien tellement paré de bonnes intentions qu’il en devient maladroit et quelque peu ridicule dans son dénouement. Dans la présentation du film, la ravissante Olga Kurylenko (Quantum of Solace) soulignait l’importance de l’existence d’un tel projet, sorte de témoignage sur les violences conjugales et plus généralement le machisme latent de nos sociétés contemporaines. Deux voisines, l’une prostituée ukrainienne désireuse de rentrer au pays (Kurylenko), l’autre israélienne battue par son mari (Ninette Tayeb), décident d’unir leurs forces et de changer de vie, sans pour autour y parvenir. Certes le film aborde un sujet finalement assez peu traité au cinéma, surtout avec autant de violence et de crudité, mais le tout est parasité par l’abondance de fautes de goût dans la mise en scène (musique omniprésente, travellings circulaires indigestes, interprétation sur-jouée de certains seconds rôles masculins), et un scénario qui accumule les rebondissements pas toujours bien sentis. On retiendra tout de même l’admirable interprétation des deux comédiennes principales, qui arrivent par endroits à faire naître de la tension et un relatif suspense.

Slice de Kongkiat Komesiri

L’une des belles découvertes du week-end, sur laquelle nous reviendrons dans un prochain numéro papier (à l’occasion de la sortie du film en DVD au second semestre) à travers un entretien que le réalisateur nous à accordé pendant le Festival. Un polar sanglant, un vrai, comme Beaune en offre finalement assez peu. Kongkiat Komesiri et son scénariste Wisit Sasanatieng (les deux travaillant comme cul et chemise depuis de nombreuses années, sont des monstres sacrés en Thaïlande, où Slice a reçu 14 nominations sur 16 possibles aux "César" du coin !) nous offrent une intrigue hallucinante aux apparences classiques et aux contours politiques (avec en trame de fond la corruption actuellement contestée par les chemises rouges à Bangkok), inspirée de faits divers glauques sensés révéler au grand jour la noirceur de l’âme humaine. À mi-chemin entre Sleepers (pour le thème de l’enfance sacrifiée amenée à se venger) et Seven, Slice raconte donc l’histoire d’un serial-killer qui, au choix :
- découpe ses victimes pour les placer ensuite dans une valise
- émascule des hommes de pouvoir
- opère un carnage dans une maison-close (attention scène d’anthologie, on y reviendra).
La police libère alors un prisonnier qui aurait côtoyé le principal suspect dans son enfance, afin qu’il puisse entre ses souvenirs et l’urgence de la situation, retrouver sa trace le plus vite possible. Slice impressionne à plusieurs égards. C’est avant tout un tour de force visuel, où le cinéaste s’amuse avec la grammaire cinématographique usuelle, jonglant ainsi entre les grands angles, les ralentis, les gros plans, le noir et blanc… sans aucune faute de goût. Bien que parfois gore et insoutenable, la violence du métrage est avant tout graphique, orchestrée d’une main de maître par un petit génie qui signe au passage une séquence époustouflante, LA séquence du festival, celle de la maison-close. Visuellement sidérante, et techniquement aussi aboutie que celle du carnage du premier Kill Bill, ce morceau de bravoure qui intervient au premier tiers du film lance définitivement ce dernier sur de très bons rails. Et comme indiqué un peu plus haut, Slice est aussi un film politique dont les arguments sont magnifiquement dissimulés derrière les ficelles du genre policier. Un grand film !

La Disparition d’Alice Creed de J. Blakeson

Bientôt en salles (sortie annoncée le 30 juin), La Disparition d’Alice Creed est le premier long-métrage de l’anglais J. Blakeson, connu jusque-là pour quelques scénarios (dont celui de The Descent : Part 2). La bonne idée du film réside dans son pitch : deux hommes enlèvent une jeune femme (Alice Creed, jouée par Gemma Arteton, l’autre James Bond girl de Quantum of Solace !) pour demander à son riche père une rançon. Qui sont-ils ? Pourquoi le font-ils ? Pourquoi elle ? À partir de là, cette jolie idée de scénario se délite dans des rebondissements qui se perdent dans un entre-deux entraînant une belle déception. En effet, Blakeson hésite à choisir un camp pour le ton de son film. D’un côté il tente la carte de l’ironie parfaitement british. De l’autre, il s’efforce de rendre crédible et insoutenable cette séquestration. Ni jamais vraiment drôle, ni jamais réellement sérieux, La Disparition d’Alice Creed déçoit très vite par sa tenue de route fébrile, surtout que le duo de kidnappeurs, interprété par deux comédiens intéressants (Martin Compston, révélation du Sweet Sixteen de Ken Loach et aperçu dans Doomsday de Neil Marshall, et Eddie Marsan, véritable gueule du cinéma anglo-saxon, "utilisée" ces dernières années par Scorsese, Mann ou Ritchie) ne se révèle pas toujours à la hauteur lui non plus.

If I Want to Whistle, I Whistle de Florin Serban

En février dernier à Berlin, If I Want to Whistle, I Whistle est reparti avec deux beaux prix, mais pas celui du meilleur comédien pour son interprète principal George Pistereanu. Nul doute cependant qu’à travers le Prix Sang Neuf remis à ce premier film d’un jeune cinéaste roumain, le second jury de Beaune a récompensé ici la prestation sensationnelle de cet acteur. Mais résumer If I Want to Whistle, I Whistle à la performance de Pistereanu est réducteur au regard des belles qualités de ce premier long. Sorte de Un Prophète roumain, ce film nous plonge dans l’intimité d’un détenu qui à quelques jours de sa libération, pète les plombs en apprenant que sa mère souhaite embarquer son petit frère avec elle en Italie, l’éloignant ainsi de l’être qu’il aime le plus au monde. Film sensible, à fleur de peau, et d’une pudeur incroyable, If I Want… a plus à voir avec le conte naturaliste (à l’image des grands films roumains de ces dernières années), qu’avec le polar ou même le film de prison. Et donc il y a cet acteur, capable dans une même scène tournée en plan-séquence, d’aligner les humeurs, passant de la colère à la blague, du craquage à la séduction. Une performance marquante qui suffit à recommander ce film parfois un peu long, mais toujours juste dans son propos et sa mise en scène.

The Killing Room de Jonathan Liebesman

Quatre personnes acceptent d’être les cobayes d’une expérimentation scientifique. Elles vont découvrir peu à peu qu’elles sont en fait les sujets d’un programme gouvernemental classé top secret. Le nouveau film de Jonathan Liebesman restera comme la claque du week-end. Il faut pour cela passer outre le manque d’originalité que consiste cette énième pelloche qui n’aurait jamais existé sans le 11 Septembre 2001, et qui profite comme beaucoup d’autres avant elle, de surfer sur la vague sécuritaire qui sévit depuis de l’autre côté de l’Atlantique. Mais peu importe finalement que The Killing Room ressasse cette idée selon laquelle le gouvernement américain n’est jamais très clair dans sa lutte contre le terrorisme, comme Michael Moore pouvait déjà le dénoncer dans Fahrenheit 9/11. Le plus important est que ce thriller psychologique en huis-clos fonctionne de la première à la dernière seconde : grâce à l’efficacité de sa somptueuse mise en scène, à un scénario qui installe un vrai malaise et une tension palpable dans la salle lors de la projection, et à quelques comédiens fascinants, dont un Peter Stormare qu’on avait pas vu aussi bon depuis très longtemps. Lire aussi à ce sujet, notre "parallèle" avec The Box paru dans VERSUS n° 17.

The Killer Inside Me de Michael Winterbottom

Adaptation du roman de Jim Thompson, The Killer Inside Me (sortie prévue en août dans nos salles) était l’un des films les plus attendus du week-end. Semi-déception cependant au final, tant il semble manquer au film un je-ne-sais-quoi qui pourrait vraiment le faire décoller une fois l’intrigue mise en place. Cette dernière s’attache à Lou Ford, un shérif adjoint (Casey Affleck, très bon) qui possède un tas de problèmes, surtout avec les femmes, qu’il ne peut fréquenter sans en venir aux mains. Dans la petite ville du Texas où il opère, les meurtres s’accumulent et Lou se retrouve des deux côtés de la barrière : enquêteur et suspect. Le film a pour lui une violence morale assez rare pour une production américaine au casting cinq étoiles (Kate Hudson, Jessica Alba, Elias Koteas, Bill Pullman), surtout quand celle-ci décroche vers une violence physique à la limite du supportable (les admirateurs de Jessica Alba auront du mal à ne pas détourner le regard lors du passage à tabac dont elle se retrouve la victime ici). En mode country (moins appliqué toutefois que chez les frères Coen et leur No Country for Old Men), Winterbottom dépeint une Amérique poussiéreuse et intemporelle, entre western et polar, avec conviction mais sans non plus faire preuve d’une grande originalité. Exemple type du film correctement mis en scène pour assurer la satisfaction du spectateur, sans pour autant arriver à faire palpiter ce dernier.

Téhéran de Nader T. Homayoun

Filmé sans le sou et clandestinement dans la capitale iranienne, Téhéran (qui sort ce mercredi) force dans un premier temps le respect par sa dimension néo-réaliste qui rappelle, sur un sujet similaire, Le Voleur de bicyclette de De Sica. Ici, un mendiant se fait voler son bébé et part à sa recherche dans la jungle urbaine. Moins politique qu’un Kiarostami, Homayoun se concentre sur la recherche de l’enfant perdu (dont on apprendra plus tard, sans grande surprise toutefois, qu’il avait été loué pour augmenter le capital "empathie" du mendiant auprès des passants). Le peu de moyen de l’entreprise pose toutefois quelques limites dommageables, dont, entre autres, l’impossibilité de créer une réelle tension et un suspense qui aurait été le bienvenu. Restent cependant l’utilité d’un tel projet qui dresse un portrait sévère et obscur de l’Iran d’aujourd’hui, ainsi que la découverte de comédiens suffisamment convaincus et convaincants pour nous faire passer par instants de belles émotions.

Nous reviendrons également sur ce Festival dans notre prochain numéro, à paraître cet été.

Julien Hairault

La Disparition d’Alice Creed – Bande Annonce

Téhéran – Bande Annonce en VO



10ème Festival du 1er court-métrage de Pontault-Combault (77) les 16, 17 & 18 octobre 2009

Classé Art & Essai (label jeune public), le cinéma Apollo de Pontault-Combault (Seine-et-Marne) favorise les rencontres et échanges avec des histoires, mais aussi des réalisateurs et comédiens, qu’ils soient chevronnés ou non, connus ou en passe de le devenir.
Les habitués y ont peut-être déjà croisé Bertrand Tavernier, Vincent Lindon, Emmanuel Mouret ou Patrice Leconte.

Cette année et pour la dixième fois consécutive, le cinéma Apollo organise des projections de "premiers courts-métrages" de fiction, en prise de vue réelle ou films d’animation. Différents supports sont célébrés : 16 et 35 mm, mais aussi DVD. Chaque fiction présentée n’excèdera pas les 15 minutes, un quart d’heure ou moins pendant lequel le réalisateur concerné aura l’occasion d’exprimer son talent et de donner raison à Jacques Tati, qui clamait en 1977 : "Défendez les courts-métrages [...], sans [eux] vous n’auriez pas eu Chaplin, Ni Keaton, ni Fellini !".

Pendant 3 jours, le public et un jury très diversifié assisteront aux projections, pour décerner ensuite des récompenses à leurs films préférés : Grand Prix du jury professionnel et prix Cininter, Prix du Conseil Général (pas de panique, nous ne sommes pas dans le 92, Jean Sarkozy ne sévira pas), Prix de la presse (télévision & radio), Prix de l’ACEP, mais aussi un intéressant Prix des Professionnels du cinéma d’animation, un classique Prix d’interprétation et l’éternel mais indispensable, donc, vote du public et de la jeunesse.

Le festival s’ouvrira ce vendredi 16 octobre à 19h00 :
> projection de la sélection animation à 20h30 en salle 2,
> sélection des fictions en prises de vue réelle à 20h30 salle 1.

Programme du samedi 17 octobre :
> Projections des films en compétition – fictions :
14h – 17h – 20h30, salle 1
> Autres projections (animation) :
14h – 17h – 20h30, salle 2

Programme du dimanche 18 octobre :
> Fictions : 12h salle 1
> Animation : 12h salle 2
À 20h00 > remise des prix, projection des films primés et clôture du festival.

Le pass pour assister aux deux sélections (fiction / animation) est de 6,40 €.
Et en passant, vous noterez l’agréable présence de votre revue préférée (flyers à foison).

Les plus courts sont-ils les meilleurs ? Venez le vérifier dès vendredi soir à l’Apollo de Pontault-Combault, 62 avenue de la République.

Programme des films de fiction en prises de vue réelle :
La Clef du problème de Guillaume Cotillard
Monsieur Rouge de Bastien Cousaert
Robbers de Fabien Carrabin & David Lucchini
Le Serrurier de Sylvia Guillet
Goulili de Sabrina Draoui
L’Âge adulte de Pierre Daignière
Martina y la lunade Javier Loarte
Dis-lui, toi de Stéphanie Kalfon
Autorretrato de Javi Alonso et Raul Lopez
Coloc-Scopie de Sébastien Douaud
En attendant que la pluie cesse de Charlotte Joulia
Folles d’Adam de Samuel Bodin


Coloc-Scopie de Sébastien Douaud

Programme des films d’animation :
Rascal’s Street de Maria Monescillo, David Priego & Marcos Valin
Œdipe de Capucine
Kill Beezzzz des élèves de l’atelier Vidéo du L.P.P.J.L.
Une Nuit au moulin d’Aurore Casalis
Les Escargots de Joseph de Sophie Roze
Les Mitoufflés de Nicolas Louvet
Naïade de Nadia Micault & Lorenzo Nanni
De si près de Rémi Durin
Inukshuk de Camillelvis Thery
Le Thé de l’Oubli de Sandra Desmazières
Mémoire fossile d’Anne-Laure Totaro & Arnaud Demuynck


Les Mitoufflés de Nicolas Louvet



À noter que l’an dernier, le talentueux et multi-primé Irinka et Sandrinka de Sandrine Stoïanov a remporté la mise côté animation. Faites confiance à la sélection de cette année pour vous ravir tout autant.


Irinka et Sandrinka, de Sandrine Stoïanov – Prix d’animation de l’édition 2008






Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 27 followers

%d bloggers like this: