"Ramrod (Femme de feu)" d’André De Toth

Programmé dans le cadre du festival Lumière à Lyon, Femme de feu est l’occasion, pour l’Institut Lumière, organisateur de la manifestation, de renouer avec un cinéaste reçu à deux reprises et objet de deux livres publiés chez Actes Sud, dans une collection dirigée justement par… l’Institut Lumière. En rediffusant quelques-unes des pièces maîtresses de sa filmographie (dont La Chevauchée des bannis, ressorti depuis en DVD chez Wild Side), l’Institut Lumière a contribué à une meilleure connaissance d’André De Toth, celui que l’on a qualifié de “dernier borgne de Hollywood”, sans doute moins connu que les trois autres mousquetaires que sont Ford, Lang et Walsh.

Ramrod qui, en anglais, désigne le dispositif qui propulse une balle dans le canon des premières armes à feu, a été traduit, pourquoi pas, par la très passe-partout Femme de feu. Cette femme prête à tout, c’est Veronica Lake qui l’interprète, alors épouse de De Toth. Laquelle est à des coudées de l’étrange femme fatale des Voyages de Sullivan (1941, Preston Sturges), des polars où elle a Alan Ladd pour partenaire (Tueur à gages de Frank Tuttle et La Clé de verre de Stuart Heisler, tous deux de 1942, Le Dahlia bleu de George Marshall en 1946) ou encore de la célèbre comédie de René Clair, Ma femme est une sorcière (1942) qui inspira quelques années plus tard une série télévisée bien connue. Dans Femme de feu, Veronica a perdu la mèche sur les yeux qui l’a rendue célèbre au profit d’anglaises.

Pour son premier western, De Toth illustre un traditionnel conflit dans une petite ville de l’Ouest : le vacher sympathique et plutôt sans saveur s’oppose au méchant qui traîne derrière lui une cohorte de sales types (parmi eux Lloyd Bridges, le père de Jeff et Beau). Le gentil, c’est Joel McCrea, très gentil. Le méchant, Preston Foster, très méchant. Rien de bien neuf dans ce western assez routinier si ce n’est une femme sûre d’elle et qui tient la dragée haute à tout le monde (Veronica, donc). Elle annonce sans aucun doute Marlene Dietrich dans L’Ange des maudits (1952, Fritz Lang), la Vienna incarnée par Joan Crawford dans Johnny Guitare (1953), le film de Nicholas Ray, ou Barbara Stanwyck dans 40 tueurs (1957, Sam Fuller). Mais ne leur arrive malheureusement pas à la cheville.

Soyons honnête envers De Toth : le Hongrois découvre l’univers westernien et ne s’en tire pas trop mal. Il fera ses gammes un peu plus tard avec la déjà citée et magnifique Chevauchée des bannis, avec aussi la non moins formidable Rivière de nos amours. Femme de feu est un poil au-dessous mais on pardonne beaucoup à André. En tout cas, moi je lui pardonne, pour avoir eu le plaisir de l’interviewer et de succomber à nombre de ses films.

Jean-Charles Lemeunier

Le film sort en DVD chez Wild Side en février 2012

Veronica Lake (avec Alan Ladd) dans La Clé de verre (extrait)



"Corman’s World : Exploits of a Hollywood Rebel" d’Alex Stapleton

85 ans et… toutes ses dents, pourrait-on dire de Roger Corman, invité par l’Institut Lumière au festival Lumière, à Lyon. Et le grand cinéaste et producteur américain avait de quoi les montrer, ses dents, tant son sourire était éclatant : une salle entière debout l’applaudissait à tout rompre.
Dans le cadre de son festival dédié au patrimoine cinématographique, l’Institut Lumière a projeté, en présence de Corman, de sa femme Julie et de la réalisatrice Alex Stapleton, le documentaire consacré à ce roi de la série B des années cinquante à aujourd’hui : Corman’s World : Exploits of a Hollywood Rebel.
Corman a la réputation d’avoir toujours tourné extrêmement vite avec très peu de dollars en poche. Bertrand Tavernier rapportait que, souvent, la longueur des titres des films de Corman cachait le peu de moyens. Et de citer en rigolant The Saga of the Viking Women and Their Voyage to the Waters of the Great Sea Serpent (ouf). Tavernier évoque aussi la première fois où il a rencontré le cinéaste américain à Los Angeles : “J’avais beaucoup discuté avec son assistant-réalisateur, qui venait de diriger son premier film, Dementia 13 : il s’agissait de Francis Ford Coppola.”

Car, et c’est loin d’être une légende, tout le nouvel Hollywood a travaillé avec Corman : outre Coppola, citons encore Martin Scorsese, Jonathan Demme, Monte Hellman, Peter Bogdanovich, Joe Dante, Ron Howard, John Sayles, Jack Nicholson, Peter Fonda, Dennis Hopper, Robert De Niro, Bruce Dern, David Carradine, etc.
Ce que le film nous apprend surtout, c’est que Corman s’est toujours rebellé contre le système hollywoodien et que des titres tels que L’attaque des crabes géants, Teenage Caveman, La chambre des tortures ou L’horrible cas du Dr X ont été réalisés par un artiste que ses pairs traitaient de communiste à une époque où l’appellation était loin d’être un compliment. Corman est aujourd’hui célèbre pour avoir réalisé une série de films tirés d’Edgar Poe et joués par Vincent Price ou d’avoir tourné la première version de La petite boutique des horreurs, célèbre aussi pour tous ces monstres en caoutchouc dont on prend un plaisir coupable à avoir peur. Ils étaient, certes, son fond de commerce, mais pas seulement. Interviewé par Alex Stapleton, Corman parle de “texte et sous-texte”, de message. Et c’est avec beaucoup d’émotion qu’il relate l’échec de The Intruder (1962), qu’il considère comme son meilleur film, sur un sujet fort : la ségrégation des Noirs dans le sud des États-Unis.

Corman n’a peur de rien. Il détourne Peter Fonda des nunucheries familiales, style les aventures de Tammy (jouées par Sandra Dee) pour le faire enfourcher une moto dans Les anges sauvages en 1966, début de la vogue des films de motards et de Hell’s Angels. L’année suivante, en pleine période hippie, il teste le LSD pour The Trip, un film sur la drogue dans lequel on retrouve le jeune Fonda aux côtés de Dennis Hopper. Quand, en 1969, les deux compères viennent trouver Corman pour tourner ce qui va devenir Easy Rider, le producteur accepte de partager les risques. Malheureusement pour lui, le film atterrit sur le bureau d’un exécutif de la Columbia. Easy Rider obtiendra le succès (mérité) que l’on sait. Et le train de billets verts passera sous le nez de Corman.

Coréalisateurs en 1976 de Hollywood Boulevard, avec la pimpante et souvent dénudée Candice Rialson, Allan Arkush et Joe Dante reviennent sur leur travail avec Corman et mentionnent surtout les raisons de son déclin. Lorsqu’en 1975, Spielberg sort Les Dents de la mer, le scénario, remarquent-ils, est digne d’une production Corman, à la différence près que le film est produit par Universal. Même chose, en 1977, avec le premier volet de Star Wars de George Lucas. Ce sont ces films, annoncent-ils clairement, qui ont eu raison de Corman, puisqu’on mettait à présent des millions de dollars sur des sujets qu’il pouvait diriger ou produire pour tellement moins. Autre sujet d’étonnement : le cinéma qu’apprécie Corman est à cent lieues des films qu’il a mis en scène et produits : il a ainsi distribué aux États-Unis Bergman, Antonioni et Fellini.

Très intelligent, le documentaire d’Alex Stapleton démarre sur une production récente de Corman tournée au Mexique, au titre évocateur de Dinoshark, avec filles en bikinis et monstre marin, pour retracer toute la carrière du bonhomme. Exceptions faites de Coppola et Hellman, on y croise tous ceux dont les noms ont été cités plus haut et bien d’autres encore. Certains sont hauts en couleurs. Jack Nicholson, par exemple, qui, à chacune de ses interventions, râle après la pingrerie de Corman et s’amuse de la naïveté des films ainsi tournés à la sauvette. Soudain sa voix se brise : il veut faire savoir à Corman qu’il le remercie de lui avoir mis le pied à l’étrier, qu’il l’admire et qu’il l’aime. Et le grand Jack, qui peut se faire péter le nez sans sourciller chez Polanski, place humblement la main devant ses yeux pour cacher ses larmes. Comédie, me direz-vous ? Je ne pense pas. Ayant vu Alex Stapleton, je crois qu’elle a suffisamment de charme pour que l’acteur se laisse aller aux confidences et à l’émotion.

Il serait temps de rendre à Corman ce qui appartient à Roger : un immense talent qui vaut bien de revisiter ses films. Peut-être pas tous, en tout cas pas tous du même œil, mais avec le plus grand respect.



Jean-Charles Lemeunier



"Portrait d’une enfant déchue" de Jerry Schatzberg

Présenté dans une copie numérique par Jerry Schatzberg lui-même, Portrait d’une enfant déchue prenait parfaitement part, et presque de façon programmatique, dans la sélection « Le temps retrouvé » du Festival Lumière 2011, compte tenu du découpage temporel du récit opéré par le cinéaste.

Un mot, pour commencer, sur le titre original du film, Puzzle of a Downfall Child. Puzzle plutôt que portrait, pour souligner qu’une grande partie du travail de Schatzberg consiste à retracer la vie d’un mannequin sous la forme d’un… puzzle narratif. Pour son premier long-métrage, Schatzberg, qui vient de la photographie (et principalement de la mode), impose à son film une structure à la Citizen Kane. Et à défaut de Xanadu, c’est une petite maison au bord de l’eau, sur une île, qui renferme un être solitaire. L’être en question, c’est Lou Andreas Sand (Faye Dunaway), un top model retiré du milieu, qui vit désormais le plus loin possible de l’agitation new-yorkaise, trop néfaste pour elle. Lou reçoit son ami de toujours Aaron (Barry Primus), l’un des premiers photographes à l’avoir shootée, et avec qui elle a toujours voulu entretenir une relation platonique. Autour d’un magnétophone et de coupures de presse, ils remontent le fil du temps et reviennent aux origines du mal : Lou ayant été toute sa vie durant, une personne solitaire, rarement comblée, souvent perdue dans un monde d’adultes qu’elle pensait pouvoir apprivoiser.

Portrait d’une enfant déchue est bien évidemment un portrait de femme, on y reviendra, mais c’est aussi un film autobiographique. Schatzberg ayant tiré la trame de son récit d’une de ses expériences vécues avec un mannequin (Ann Saint-Marie), qu’il avait longuement interviewée. De ces archives sonores est né un scénario, refusé par certains studios, puis adoubé par Faye Dunaway (qui avait déjà tourné chez Arthur Penn et Norman Jewison). Nous sommes en 1970, les artistes américains sont influencés par le cinéma européen, et Schatzberg, lui, avoue une attirance pour le néo-réalisme italien, et dans un autre registre, le Blow-Up d’Antonioni. Les deux métrages brodent d’ailleurs leur intrigue autour de l’univers de la mode et de la photographie. Et si le cinéaste italien théorise sur le pouvoir et le poids des images, Schatzberg s’attache à filmer l’office du temps sur les personnages et leurs relations. En découle donc une narration décomplexée et audacieuse qui cisaille le temps, tout en le remontant au fil des rencontres que fait Lou dans sa vie. C’est là qu’il faut voir Aaron comme un double du cinéaste, troquant son habit de photographe (un photographe sans appareil n’est plus un photographe) pour celui de l’ange-gardien désirant réaliser un film sur un mannequin qui est aussi son amie.

Tout, ici, tient du registre de l’intime. Schatzberg ne nous dit pas grand-chose de la mode. Comme tout bon « portrait » qui se respecte, celui-ci colle si bien à la peau de son personnage que la mise en scène finit par ne faire plus qu’un avec lui. Et le réalisateur de disperser dans son film des gros plans toujours bien sentis sur des parties du corps de son actrice magnifique. Lors d’une séance photos, ce sont les lèvres, rouges et pulpeuses de l’actrice/mannequin qui sont filmées en très gros plan pendant qu’elle discute avec le photographe. Le morcellement du récit contamine la façon dont est filmé le corps du personnage, avant que ce ne soit son cerveau qui devienne la proie d’une certaine folie, d’un morcellement. La séquence, magistrale, de l’internement de Lou, en est une parfaite illustration. Dans sa chambre, d’un blanc immaculé, elle dialogue avec un médecin qui prend l’apparence de plusieurs hommes, connus ou pas du personnage et du spectateur. Comme si les hommes en général représentaient le cœur du problème, et non pas un ou deux en particulier. Amoureuse et jalouse sans le savoir d’Aaron, Lou est pourtant mariée à un autre homme, après avoir connu un premier amour très précoce avec un homme d’âge mur, dont une relation forcée marquera l’origine du mal, la perte de l’innocence et de la confiance en soi.

Peu à peu, Lou sombre dans la paranoïa, ne veut pas être seule. Elle court après les hommes sans les désirer, couche avec ceux qui la répugnent, et se fait évincer du milieu de la mode par plus jeune qu’elle. Sa vie part en lambeaux, et rares sont les branches auxquelles elle peut se raccrocher pour ne pas sombrer dans la folie. Ce qui finira donc par arriver, après qu’elle ait su se mettre tous ses amis et collaborateurs à dos. Pourtant, Schatzberg, à l’inverse d’un Cassavetes dont la démarche était plus extrême avec Gena Rowlands dans Une femme sous influence, arrive à transmettre plus que de la compassion pour son personnage de plus en plus isolé. Au point d’en faire la victime d’un monde cruel qui ne l’épargne jamais. A travers sa mise en scène, le cinéaste provoque ainsi, en de brefs instants, des piqûres de rappel régulières des scènes traumatisantes pour Lou (avec le vieil homme qui abusa d’elle, puis à l’école chez les Sœurs).

Au cœur d’une intrigue déjà éclatée, ces scènes font encore un peu plus exploser le personnage et le récit, le rendant, au fur et à mesure qu’il avance, cliniquement fou et passionnant, comme on peut être fasciné par quelque chose de beau (Faye Dunaway), perdu au milieu de son contraire (l’espèce humaine). Portrait d’une enfant déchue annonce à sa manière le cinéma américain des années 1970 par la modernité de sa mise en scène et son sujet si peu consensuel. Il n’en demeure pas moins que Schatzberg signe là un très beau film, profondément humain et créatif, tirant au passage de la beauté de Faye Dunaway, un charme obsédant et envoûtant. A l’image du film, tout simplement beau.

Julien Hairault

Le film est ressorti en salles depuis le 28 septembre 2011, distribué par Carlotta Films.



"Il fuoco" de Giovanni Pastrone

Qui dit festival du patrimoine dit forcément film muet. C’est une bonne idée qu’a eue l’Institut Lumière, organisateur du festival du même nom à Lyon, d’inviter Alberto Barbera, directeur du Musée du cinéma de Turin, pour présenter Il fuoco, un film de 1916 de Giovanni Pastrone (l’auteur, deux ans plus tôt, du fameux Cabiria, source d’inspiration de Griffith pour son Intolerance).
Pastrone a ici pris le nom de Piero Fosco pour signer cette dramatique histoire d’amour entre un peintre inconnu (Febo Mari) et une poétesse snobinarde qui prend de grands airs (Pina Menichelli, une de ces fameuses dive du cinéma muet transalpin).

Coiffée de plumes, avec son long nez et son sourire inquiétant, les yeux cernés de noir, la poétesse est présentée comme un rapace, un hibou plus exactement. Curieusement, malgré une beauté qui n’est plus de notre époque, Pina Menichelli parvient à séduire le spectateur d’aujourd’hui grâce à son extrême sensualité. Elle est l’une des premières femmes fatales, à l’image de Theda Bara qui invente à la même époque la vamp de l’autre côté de l’Atlantique ou de Musidora en France. D’ailleurs, en italien, "la flamme", sujet du film, se traduit par "la vampa".

Scindé en trois parties (l’étincelle, la flamme et les cendres) qui symbolisent la passion, Il fuoco surprend à plus d’un titre. On reste sous le charme de cette histoire d’amour, de ses interprètes et plus particulièrement de Pina Menichelli, capable de passer de l’ardente étreinte à l’indifférence.
En conclusion de sa présentation, Barbera citait Salvador Dali qui, conquis par Il fuoco, délirait sur Pina Menichelli. Les Surréalistes ne pouvaient qu’adorer cet amour fou qui détruit le pauvre peintre. On ne saurait leur donner tort.



Jean-Charles Lemeunier



"Safe in Hell" de William Wellman (rétrospective Wellman)

À propos de Safe in Hell, "c’est un film zozo" s’exclame Bertrand Tavernier, venu présenter la rétrospective William Wellman dans le cadre du festival Lumière, organisé à Lyon par l’Institut Lumière que le cinéaste préside.
Zozo, on ne saurait dire mieux à propos de ce film Pré-Code, ainsi dénommé parce qu’il a été tourné en 1931, soit trois ans avant l’instauration d’un code de censure, imposé aux producteurs par Will Hays et Joseph Breen. Autant dire qu’en 1931, on peut parler librement de prostitution, de sexe, de désir, autant de sujets qui débordent littéralement dans ce fabuleux film qui s’ouvre sur les jambes gainées de bas de Dorothy Mackaill, négligemment posées sur un bureau.
Tavernier soulignait à juste titre, en préambule, combien Bill Wellman, malgré sa réputation de macho, savait filmer ses actrices. Celles-ci font facilement le coup de poing, comme on le voit dans Wild Boys on the Road et également dans ce Safe in Hell. Ce sont des dures, frappées par la vie mais qui ne s’en laissent pas conter.

Des jambes de Dorothy Mackaill à sa situation dans la vie, le spectateur a vite fait de comprendre. Quand la jolie blonde se retrouve en présence de celui qui l’a précipitée sur le trottoir (façon de parler, elle est davantage call girl), elle le tue accidentellement. Pour fuir une condamnation certaine, elle se réfugie sur une petite île qui refuse les extraditions et sur laquelle vivent de sombres individus tous plus déjantés les uns que les autres. Wellman signe là une belle galerie de portraits à l’eau-forte, mettant beaucoup d’acide dans sa description des personnages.
Dans ce récit, Wellman mêle adroitement l’humour et la désillusion et nous surprend par la chute. Safe in Hell, dont le titre rappelle la condition de l’héroïne, saine et sauve, certes, mais dans un enfer insulaire, ne souffre d’aucune ride, malgré son âge. Un souffle de liberté embarque les personnages et, avec eux, le spectateur. En 1931, le cinéma parlant n’a que deux ans d’existence et les films de cette époque sont très souvent bavards. Rien de tel ici : au contraire, Wellman a de formidables idées de plans, tel ce gimmick : chaque fois que Dorothy Mackaill sort de sa chambre, les cinq pensionnaires tordus de l’hôtel où elle réside placent leurs chaises face à l’escalier et s’installent confortablement pour jouir du spectacle. Détail qui tue : ils prennent soin de s’allonger pour mettre en avant ce qu’ils cachent sous leurs braguettes.
Espérons à présent qu’un éditeur DVD ait un jour la bonne idée de sortir quelques-uns de ces formidables films Pré-Code, qui méritent beaucoup mieux qu’un simple coup d’œil.



Jean-Charles Lemeunier




Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 27 followers

%d bloggers like this: