Filed under: ÉVÉNEMENTS, Festival du Nouveau Cinéma 2011 | Tags: 40e édition, 7e Art, Amy George de Yonah Lewis, Behold the Lamb de John McIlduff, Canada, chronique, cinéma, compétition, compte-rendu, critique, Festival, filmographie, films, FNC, Julia Leigh, jury, Justin Kurzel, Koji Shiraishi, La Fille au manteau blanc de Darrell Wasyk, Laurent Bernier, Les Géants de Bouli Lanners, Marie Losier, Monsieur Lazhar, Montréal, Québec, réalisateur, revue, revueversus.com, Romain Gavras, sélection, Shame de Steve McQueen, Sion Sono, Survivre au progrès de Mathieu Roy, Takashi Miike, The Last Christeros de Matias Meyer, Tsukamoto, Without de Mark Jackson
Du 12 au 23 octobre prochain se tiendra la 40e édition du Festival du Nouveau Cinéma, à Montréal. On pourra y voir entre autres Behold the Lamb de John McIlduff, Les Géants de Bouli Lanners, The Last Christeros de Matias Meyer, Shame de Steve McQueen (on l’attend avec impatience !), Without de Mark Jackson, Le Policier de Nadav Lapid, Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau, Another Silence de Santiago Amigorena avec Marie-Josée Croze, et de nombreux autres – la liste est longue et alléchante.
Côté compétition canadienne, il y aura aussi de quoi voir avec Amy George de Yonah Lewis, La Fille au manteau blanc de Darrell Wasyk, Survivre au progrès de Mathieu Roy… On n’est pas exhaustif là non plus, le programme est d’un foisonnement qui peut donner du fil à retordre à notre agenda de spectateur.
D’autant que l’événement ne s’arrête pas à cette compétition : on notera aussi les séances spéciales dites “horde sauvage” avec du Takashi Miike, du Tsukamoto, du Sion Sono, du Koji Shiraishi, du Marie Losier, du Laurent Bernier, du Romain Gavras, du Julia Leigh (Sleeping Beauty, relire ici, souvenez-vous), du Justin Kurzel (…Snowtown, relire ici)…
La revue est partenaire de cet événement majeur dans une ville décidément très animée côté ciné. On y reviendra, mais en attendant le coup d’envoi, découvrez la bande-annonce ci-dessous.
La programmation du festival est disponible sur le site http://www.nouveaucinema.ca
Filed under: ÉVÉNEMENTS | Tags: Afrique, Burkina Faso, cinéma africain, Clap Noir, convivialité, Fespaco, Festival, Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou, inédits, JCC, Journées Cinématographiques de Carthage, le plus grand festival de cinéma panafricain du continent, maquis, Nouveau Latina, Ouagadougou, programmation, Sarah Bouyain, sélection

En dehors des festivals, les cinémas d’Afrique sont peu montrés en France. On en entend parler, mais on ne sait où les voir. Les quelques films qui sortent en salle ne circulent pas longtemps. Les longs métrages primés dans les deux plus grands festivals du continent, les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC) et le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) résonnent dans nos têtes mais ne sont visibles que longtemps après en région parisienne. Grâce à Clap Noir, vous pouvez enfin découvrir ces cinématographies rares et pourtant riches.
Sélection inédite de films vus au Fespaco 2011, “Clap sur l’Afrique” permet, sur trois soirées, de donner un aperçu du festival, avec de la fiction, du documentaire, du long, du court, de l’émotion, de l’humour, de l’engagement : les nouveaux visages de l’Afrique montrés par les réalisateurs africains. L’événement a lieu fin septembre au Nouveau Latina à Paris, espace convivial associant cinéma, bar et rencontres…
Le cycle se répartit en 6 séances, du vendredi 23 au dimanche 25 septembre prochains.
Le dossier de presse complet avec détail de la programmation est disponible (format *.pdf.zip) en cliquant exactement ici.
(Source : dossier de presse & Caroline Pochon)
Bande-annonce de Notre étrangère de Sarah BouyainFiled under: ÉVÉNEMENTS | Tags: anonyme, Ardèche, Arte, autofictions, états généraux, cinéma militant, collectif, Documentaire de création, Entrée du personnel, Expérience du regard, expérimentation, Festival, Fragments d'une révolution, images, Intime, La lucarne, Le Ciel en bataille, Le Projet Himmler, mise en récit, mise en scène, Narration, no-limit, Nous princesses de Clèves, People I could have been and maybe am, plan séquence, portrait, Régis Sauder, révolution, Romual Karmakar, sociologue Christophe Dejour, soleil, Tahrir Place de la révolution, télévision, Vanderweerd et Philippe Boucq, voix off

Ce que le documentaire de création propose, ce sont des écritures cinématographiques de formes diverses et fécondes. C’est autant une découverte du monde qu’une réflexion sur les formes narratives qui s’offrent au festivalier de Lussas. Dans beaucoup de ces films, on voit le collectif s’inviter dans l’intime mais aussi l’intime se révéler dans le collectif.
Avec Tahrir (Place de la libération), le réalisateur italien Stefano Savona entre en quelque sorte dans l’intimité du moment révolutionnaire. Et son film, tourné place Tahrir au Caire pendant les quinze jours que dura le mouvement révolutionnaire en février 2011, scrute des visages, des regards, des chants et des slogans sortant des bouches ; montre en gros plan le visage, les visages, d’une révolution. C’est un travail aussi magnifique qu’enthousiasmant, au sens étymologique du terme (évoquant une présence divine dans un collectif). Pour Stefano Savona, un regard non-journalistique est indispensable pour témoigner. Son film se montre radicalement lyrique et non informatif. “On est habitué à voir racontées les choses en temps réel, par la télévision et internet, bref, par le système de communication. Les faits sont donc métabolisés, digérés au quotidien et ils perdent leur sens, si quelqu’un ne les saisit pas de façon différente (…). L’espace d’une révolution n’arrive pas être saisi par le cadre d’une télévision. J’avais découvert cela lorsque j’ai filmé à Gaza mon film Plomb durci. La guerre, on peut la montrer de différentes manières. On peut filmer mille cadavres, mais un plan séquence d’une ville pendant la guerre est plus bouleversant que le fait de savoir que mille personnes sont mortes ou de voir le visage de ces morts. Il existe une mise en récit typique du cinéma. La construction de l’histoire d’un film suit le même processus que la construction de l’Histoire, avec le H majuscule. Pour écrire l’Histoire, on agence des faits. Et c’est ce même agencement des faits qu’il faut pour faire un film. La superposition de ces deux processus de mise en récit, celui de l’histoire du film et celui de la grande Histoire, n’est pas évidente, pas automatique”.
Pour le réalisateur italien, il importe de restituer la dimension subjective et fragmentaire de l’événement. “Je pense souvent à Fabrice dans La Chartreuse de Parme de Balzac, lorsqu’il est dans la bataille de Waterloo. On passe dans un événement énorme et on n’en a jamais qu’une vision subjective, un peu fantasmatique. On ne sait pas si c’est Napoléon qui est passé sur son cheval, ou bien si c’est quelqu’un d’autre. Il y a des héros qui ne sont pas des héros, des gens qui se trouvent là, comme cela, comme Fabrice à Waterloo. J’y pense toujours lorsque je suis en train de filmer des gens, dans une situation comme cela et dans cet état-là”.
Tahrir (Place de la Libération) de Stefano Savona
Rachid B., à l’opposé, dans Le ciel en bataille, un essai poétique coproduit par La lucarne à Arte, l’un des – sinon le – derniers bastions télévisuels du documentaire de création, filme l’intime de manière lyrique et obsessionnelle. Mais, d’un narcissisme exacerbé qui pousse le réalisateur à fixer la forme de ses yeux enfants sur une vieille photo de famille oxydée, sans pour autant être obscène ou impudique, on parvient à deviner une géographie collective. Le moi s’inscrit aussi dans un “nous” : celui de la famille, puisque le film s’adresse à un père malade, celui du passé heureux d’une enfance méditerranéenne, chaleur retrouvée dans la conversion à l’Islam poétiquement évoquée, tandis que le film regorge d’images super 8 (brillamment retravaillées en post-production) tournées lors de voyages passés : goût pour les jeunes hommes à la peau dorée des rives de la Tunisie, du Maroc ou de l’Algérie… L’histoire et la géographie s’inscrivent donc sur les visages, ici encore, d’une toute autre manière, également totalement émotionnelle.
Le Ciel en bataille de Rachid B.
Dans le film de Manuela Fresil, Entrée du personnel, on voit à nouveau s’entrechoquer ou se tramer l’intime au collectif. Le film montre des mains au travail. Des gestes répétitifs, des mains qui bossent, qui tiennent des outils, scient, coupent, rabotent, collent, agraphent. Le tout laisse deviner l’enfer de l’univers qu’a choisi de décrire la réalisatrice : les abattoirs. Il ne manque que l’odeur pour ressentir dans le corps la violence de ce milieu professionnel. Au lieu de donner la parole à ces corps au travail, la réalisatrice passe directement à des voix off qui rendent immédiatement intime et présent le ressenti ouvrier : une voix féminine raconte son embauche – le haut le cœur, le dégoût, la fatigue, les cadences. Puis, c’est une autre voix, celle d’un homme, cette fois, qui raconte des détails de la fatigue, de l’usure au travail. Ainsi, sans passer par l’étape psychologique qu’aurait favorisé le son in, en décalant la bande son et la bande image, la réalisatrice produit un effet puissant qui sert sa dénonciation militante : pris dans l’intimité de la confidence orale, mais accrochés à une vision peu incarnée du corps au travail – au sens étymologique de souffrance –, le film parvient véritablement à donner corps à la notion de souffrance au travail (une notion développée notamment par le sociologue Christophe Dejour). Lors du débat, la réalisatrice explique qu’elle n’a pas eu le droit de filmer beaucoup dans les abattoirs, qu’elle n’a pas pu dire aux directeurs des entreprises où elle a filmé qu’elle enquêtait en fait sur les conditions de travail, raison pour laquelle elle n’a pas pu mener d’entretiens in, ou tout simplement de filmer des séquences de cinéma direct traditionnel. Ce qui explique le recours à des voix off très travaillées, orchestrées, construites et jouées par des comédiens. Ce manque est peut-être la chance du film, la distance ainsi instaurée plaçant le spectateur dans une amorce de réflexion voulue par la cinéaste.
Entrée du personnel de Manuela Fresil
À Lussas, on découvre des images de l’Afrique, de l’Asie, de la France rurale ou urbaine… La durée des films n’est jamais formatée. Certains films sont courts, d’autres fleuves. Les supports filmiques sont variés, souvent mélangés : on voit plusieurs films tournés avec un téléphone portable (comme le troublant People I could have been and maybe am, de Boris Gerret ou encore Fragments d’une révolution, film anonyme tourné pendant les événements politiques de 2010 en Iran ). On voit aussi des images très soignées, mises en scène, avec parfois des emprunts à la fiction, ou du moins à une narration proche de la fiction, comme Nous, princesses de Clèves de Régis Sauder (2010), qui marie finement le texte classique, dit par des adolescents, et le portrait des jeunes filles d’aujourd’hui, dans une étonnante résonance. Des films silencieux ou au contraire bavards, que l’on écoute (Le projet Himmler, de Romual Karmakar, qui repose sur un discours du dirigeant nazi). Des films en musique ou sans musique. Des films no-limit dont on sort au bout de dix minutes de plan séquence sur un champ d’herbe verte (cela arrive aussi à Lussas)… Des films qui tous interrogent la forme narrative. L’autofiction, toujours fortement représentée, cohabite avec toutes sortes d’”expériences du regard” (c’est le titre d’une programmation proposée cette année par Vanderweerd et Philippe Boucq), allant du cinéma militant au documentaire plus classique. Dans l’ensemble cependant, très peu de films coproduits par des chaînes hertziennes sont montrés à Lussas. Le documentaire de création se coupe de plus en plus de la télévision et de la source de financement qu’offrent les chaînes hertziennes. C’est une richesse pour les happy few d’un festival comme Lussas, mais le public qui a accès à ces films en est dès lors raréfié.
Caroline Pochon
Bande-annonce de Tahrir (Place de la révolution)
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La troisième édition de “la Normandie et le monde” s’est déroulée du 30 juin au 03 juillet dans la ville de Vernon dans l’Eure. Original dans les thématiques qu’il aborde (l’art, les artistes et les films normands), le festival proposait cette année des longs-métrages en compétition et plus d’une soixantaine de courts. Provenant des cinq continents et abordant tous les genres possibles (documentaire, animation, polar…), les œuvres présentées se sont offertes aux spectateurs comme autant de petites perles cinématographiques.
Concernant les courts-métrages tout d’abord, notons dans la catégorie polar les excellents La vieillesse dans la peau de Harry Bozino (hilarante et inventive parodie gériatrique des aventures de Jason Bourne) et surtout Day before Yesterday de la Canadienne Patricia Chica dont l’œuvre, forte d’une ambiance glauque et oppressante, rappelle les premiers Abel Ferrara. Dans la catégorie films normands, mention spéciale au documentaire Je vous écris du Havre de Françoise Poulain-Jacob qui rend de façon juste et élégante un bel hommage à cette grande ville normande, patrimoine mondial de l’UNESCO, toujours autant décriée (certains la considèrent encore comme la Stalingrad de l’Ouest). Mais le choc incontestable au niveau des courts-métrages se trouvait dans la catégorie animation et venait de la Corée du Sud. N° 1009 de Lee Seung-min raconte les aventures d’un robot esseulé intrigué par l ’apparition subite d’une raie géante. Poétique, ce court-métrage entièrement réalisé en image de synthèse impose la vision d’un monde dénaturé et apocalyptique cohérent justement récompensé par le prix du meilleur film jeunesse attribué par les écoliers vernonais.
La Vieillesse dans la peau de Harry Bozino
D’un niveau global remarquable (seul L’Enfant prodige du Canadien Luc Dionne déçoit par son traitement académique d’un sujet pourtant fort : la vie très brève de celui qui fut considéré en son temps comme le Mozart québécois), la compétition long-métrage aura permis aux spectateurs de découvrir plusieurs petits bijoux même si, indéniablement, trois œuvres sortaient du lot. Récompensé par le prix du meilleur film international, La Fée (après L’Iceberg et Rumba) est le nouveau conte burlesque du trio franco-belge Abel-Gordon-Romy. Fable ayant fait l’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes cette année (tout de même !), La Fée (photo en ouverture de l’article) raconte l’histoire du veilleur de nuit d’un hôtel du Havre qui rencontre une rousse à moitié folle prétendant être une fée. Parfaitement mis en valeur dans leurs numéros scéniques mimés par la réalisation de plus en plus impressionnante et en constante progression de Bruno Romy, les clowns Dominique Abel et Fiona Gordon semblent être les héritiers directs et les fils spirituels de Jacques Tati et de Pierre Etaix, tout en apportant enfin de la fraîcheur et de la gaieté dans un cinéma français trop souvent sclérosé dans des schémas mélodramatiques nombrilistes. Profitant à merveille des décors de la ville du Havre (encore !) et d’un scénario souvent drôle, cette comédie naïve et fière de l’être sera l’un des films à voir dès la rentrée (sortie prévue le 14 septembre).
N° 1009 de Lee Seung-min
Autre grand moment du festival, la projection du nouveau film (après L’Homme d’à côté) du duo argentin Gaston Duprat et Mariano Cohn. Jorge travaille dans un service de gériatrie. Les dessins qu’il propose à une galerie font de lui un artiste incontournable. Mais l’auteur de ces œuvres est en fait Romano, un vieil homme souffrant d’autisme. Conte humble et satirique sur le snobisme présent dans le domaine de l’art contemporain, L’Artiste est un film convaincant par son dispositif minimaliste (très peu de dialogues et beaucoup de plans-séquences orchestrés comme des tableaux), également très drôle (voir les scènes avec le critique d’art) et comportant des trouvailles de mise en scène percutantes (on ne voit jamais, par exemple, les œuvres du peintre et les visiteurs de la galerie où sont exposés les dessins du « maître » sont filmés à travers des cadres vides). Mettant en vedette un antihéros dépassé par sa propre imposture, L’Artiste est une fiction absurde interrogeant tout un chacun sur la question de la création et de la critique entourant celle-ci.
L’Artiste de Gaston Duprat et Mariano Cohn
Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé ont connu ensemble le véritable amour pendant près de cinquante ans. À la mort du célèbre créateur, Pierre Thorreton s’est intéressé à cette relation et a réalisé le documentaire L’Amour fou présent à Vernon cette année en compétition. Ce film élégant (à l’image de ses protagonistes), peut-être un peu trop classique dans sa narration, suit la naissance et la mort (par vente aux enchères) de la fabuleuse collection d’art qui fut la concrétisation de cet amour. Constitué par d’impressionnantes images d’archives (de la création de la fameuse maison de couture où Yves Saint-Laurent apparaît tout timide, à la vie de la Jet-Set parisienne depuis un demi-siècle) et des réflexions de Pierre Bergé sur sa relation avec son âme sœur, L’Amour fou est une œuvre délicate, bouleversante et mélancolique qui ravit les inconditionnels de haute couture et passionne les autres.
Festival improbable aux dires mêmes de son délégué général Pierre Constantin, “La Normandie et le monde” a démontré, tout au long de ces quatre jours de compétition, sa spécificité et son originalité (notamment la volonté des organisateurs de tendre vers l’éducation à l’image, à travers les thématiques de l’art et des artistes et de l’ouverture sur le monde). Preuve aussi qu’il peut aisément soutenir la comparaison avec d’autres manifestations, dont le grand frère deauvillais, référence en matière de festival cinématographique normand.
Fabrice Simon
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Francis Ford Coppola dit un jour qu’avec les caméras 8 mm, tout un chacun pouvait devenir cinéaste. Il n’imaginait sans doute pas qu’une trentaine d’années plus tard les caméra se glisseraient dans les poches de jeans et que nombre d’utilisateurs les utiliseraient plus pour produire leur porno amateur ou filmer quelques séances de “happy slapping” avant de balancer le tout sur la toile mondialisée.
Fort heureusement, la fibre cinématographique titille toujours un paquet de fous qui, les outils de réalisation se démocratisant à leur tour, produisent de plus en plus d’œuvres inspirées. Personnelle ou référentielle, cette production existe en dehors du circuit mainstream plus soucieux de protéger ses prérogatives que d’aider à l’éclosion de nouveaux talents. À ceux qui peuvent se poser la question, oui, la multiplication et l’accessibilité des moyens de production concourent à l’émergence d’une nouvelle cinématographie mue plus par la passion que par l’économie. Vient ensuite le problème de la présentation. Faire un film, c’est bien, le présenter au jugement du public, c’est mieux.
Le 14 mai, la ville de Niort (département des Deux-Sèvres, région Poitou-Charentes) proposait la seconde édition de son tout jeune “festival de films réalisés avec des téléphones mobiles” : Takavoir.
Après une première édition surprenante et réussie, il fallait transformer l’essai. L’année dernière avait su mobiliser le public en masse, à tel point que beaucoup s’étaient fait refouler à l’entrée de la salle de projection trop petite pour accueillir les curieux. C’est donc dans la grande salle du Centre d’Action Culturelle, plus généralement dévolue au spectacle vivant, que s’est déroulée la diffusion des vingt films en compétition, retenus par le comité de sélection parmi la centaine reçus de France mais aussi d’au-delà des frontières, l’Inde, la Hongrie et la Biélorussie ayant répondu à l’appel.
À noter que les films non sélectionnés étaient tout de même diffusés au cours d’une journée bien chargée puisque la manifestation, à l’image de sa précédentes édition, proposait gratuitement des diffusions, des conférences, des animations… Tout ce qu’il faut pour donner de l’épaisseur à un rendez-vous encore fragile.
Cerise sur le gâteau, l’heure de projection officielle débuta par la rediffusion du vainqueur de l’an passé Big Wolf, en présence de la chanteuse lilloise Amélie qui interpréta en direct le morceau qui accompagne le travail de stop motion effectué par le réalisateur.
Un happening inattendu des plus sympathiques, parfait pour une (re)mise en condition avant d’attaquer la compétition.
Après “l’arbre” de l’an passé, le thème de cette année était “noir”. Un nouveau champ d’action assez large pour ouvrir de nombreuses perspectives d’exploitation et, de fait, les films présentés couvraient les nombreuses acceptions du thème : l’humour noir, le racisme, le conte philosophique, le polar…
En tout, vingt films sur les quatre-vingt quinze reçus (contre quinze pour la précédente édition) dont tous sont visionnables sur le site officiel du festival www.takavoir.fr.
Quatre prix étaient décernés.
Le prix jeune Banque Populaire fut attribué à Black Sweet, ou l’histoire d’amour de deux rouleaux de réglisse.
Le prix de la ville de Niort est allé quant à lui à Je suis noir de monde, expérience Platonicienne où le métro prend des allures de caverne.
Enfin, avec le prix du public et le grand prix du jury, Je suis marron de Khourban Cassam-Chenaï est le grand gagnant de la soirée.
Avec une fréquentation en hausse et une meilleur capacité d’accueil, Takavoir a passé avec succès le cap de la seconde édition. L’association hORS cHAMPS, initiatrice et organisatrice, a conclu la manifestation en donnant rendez-vous au public l’année prochaine. Versus y sera !
Julien Taillard
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Hop ! On fait court mais c’est fait pour : à Vaulx-en-Velin (69, Rhône – France), du 15 au 22 janvier prochain, aura lieu la 11ème édition du festival du film court francophone. Trois lieux de projection, des thématiques foisonnantes, des longues rencontres, une nuit courte, une compétition serrée : bref, voilà un grand moment à ne pas manquer. La preuve, nous y serons. Rendez-vous est pris, vous n’avez plus d’excuses pour ne pas y assister !
> Site du festival : http://www.vaulxfilmcourt.com/
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Grand amateur – pour ne pas dire spécialiste – de la saga Resident Evil, tous supports vidéoludiques et produits dérivés (sauf cinématographiques) confondus, le passionné / webmaster / graphiste / vidéaste Jerome Chagnon a lancé il y a peu le site Resident Evil Fan Films : un espace destiné entre autres à la promotion de son futur court-métrage basé sur «Resident Evil» et plus particulièrement sur le personnage d’Ada Wong (apparue pour la première fois dans le jeu «Resident Evil 2» aux côtés de Leon S. Kennedy, avant de devenir protagoniste majeure de «Resident Evil 4»).
Intitulée Patient Zero, cette fiction d’une dizaine de minutes intégrera aussi le personnage d’Albert Wesker. Le tournage débutera ce mois de juillet sous le soleil de San Francisco, où mister Chagnon officie désormais.

Pour se faire la main, l’ami Jerome a auparavant fait tourner les mêmes acteurs (Philippe Debatty dans le rôle de Leon S. Kennedy et Jean Bai dans celui d’Ada Wong) et la même équipe technique sur une bande-annonce consacrée à «Resident Evil 1.5» – première ébauche de suite à «Resident Evil» que Capcom développa en partie sur les consoles Playstation et Saturn, et qui fut abandonnée au profit du second volet que tous les joueurs connaissent depuis 1998.
Ce trailer exclusif, librement inspiré de cette «démo» (restée non-jouable) culte, sera révélé, grande messe horrifique oblige, le 31 octobre prochain, soit pour Halloween.
En attendant de le découvrir sur la toile, deux teasers sont disponibles, qui donnent une idée de l’efficacité déployée dans la production du projet. D’ici là, survivez !
> Pour en savoir plus : Site Internet Resident Evil Fan Films
Teaser n° 1 du trailer Resident Evil 1.5
Teaser n° 2 du trailer Resident Evil 1.5
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Avis aux amateurs : la ville de Levallois-Perret (92), organise un concours national de courts-métrages dédié aux 15-25 ans : le Festival Ptit Clap.
Les jeunes réalisateurs sont invités à envoyer gratuitement leur film de 15 minutes maximum du 1er mars au 31 mai 2010.
Les courts-métrages finalistes seront projetés lors de la cérémonie de remise des prix le Samedi 19 juin 2010 dans les Salons d’Honneur de l’hôtel de ville de Levallois-Perret.
La projection aura lieu devant les participants, le public et un jury de professionnels, présidé par Olivier Nakache et Eric Toledano, réalisateurs de Nos jours heureux et Tellement proches, qui élira les 3 gagnants du concours. Le public votera également pour attribuer le “Prix du Public”.
Autre récompenses tout aussi stimulantes, il y aura au final plus de 2 000 € de prix à gagner : écran TV, ordinateurs portables, chèques cadeaux… Qui a dit que la talent ne payait pas ?
VERSUS est partenaire du Festival Ptit Clap.
Pour en savoir plus : www.ptitclap.com

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Jusqu’au 28 mars, le Festival Vidéoformes attire tous les regards curieux et férus de vidéo et de création numérique à Clermont-Ferrand, qui n’est pas seulement la ville du célèbre festival de courts-métrages.
Depuis sa création en 1984, Vidéoformes se définit comme un observatoire permanent des évolutions de la vidéo et des cultures numériques dans l’art contemporain : un espace de présentation, de rencontre et de réflexion pour les artistes, les professionnels et les publics.
Vidéoformes présente chaque année à Clermont-Ferrand une manifestation internationale : vidéos, performances, installations, projections nocturnes extérieures et rencontres pour découvrir, comprendre et échanger autour de nouvelles formes et de nouveaux langages artistiques.
Comme en 2009, VERSUS est partenaire de l’événement qui, pour sa 25ème édition, propose une fois de plus un programme d’une richesse inouïe : création vidéo, expositions, cadavres exquis, vidéobars, section jeunes publics, performances, nuit des Arts Électroniques, portraits vidéo…
Rendez-vous sans plus tarder sur place mais aussi sur le site Internet de Vidéoformes.
> Trailer Vidéoformes 2010 sur Viméo.
Ouverture de Vidéoformes 2010 (Envoyée à partir d’un téléphone Android)
Filed under: ÉVÉNEMENTS | Tags: 7e Art, Ardèche, Aubenas, Audiard, événement ardéchois, bande annonce, Bertrand Tavernier, carrefour cinématographique, cinéma européen, cinéphilie, Festival, films d'auteurs, films français, Ingmar Bergman, John Boorman, Maison de l'Image, passion, Un Prophète

Oyez, oyez. La Maison de l’Image, à Aubenas en Ardèche (voilà pour le rappel géographique) organise depuis 1999 les Rencontres des Cinémas d’Europe. Durant une semaine en novembre, une cinquantaine de films sont programmés dans les 6 salles des cinémas Navire et Palace d’Aubenas. Cette manifestation (sans compétition) a pour vocation de porter un éclairage particulier sur les films réalisés et produits dans les différents pays du Vieux Continent (qui ne manque pas de talents neufs en revanche), en diffusant une cinématographie peu connue et peu médiatisée.
De nombreuses figures du 7e Art européen ont déjà fréquenté l’événement, de plus en plus prisé (près de 15 000 visiteurs l’an dernier !) : Jacques Audiard, John Boorman… Ils seront encore nombreux pour cette onzième édition, où sera entre autres célébré Ingmar Bergman.

La programmation suit les axes suivants :
- Hommages ;
- Panorama de films européens de l’année ;
- Rétrospective (cette année, donc : Ingmar Bergman) ;
- Films jeune public ;
- Débats quotidiens ;
- Activités en relation avec le travail à l’année de la Maison de l’Image : documentation, librairie, stage de réalisation audio-visuelle, accueil et encadrement de scolaires et d’étudiants.
VERSUS est partenaire de la 11ème édition des Rencontres des Cinémas d’Europe du 15 au 22 novembre prochain.
Rendez-vous très bientôt au cœur de ce carrefour culturel incontournable !



